‹ Contribution à l'étude du Pneumothorax ArtificielChapitre 34 sur 63 · HEIL · texte numérisé non relu

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mécanique. Seules des adhérences vraiment filiformes peuvent être non pas décollées, mais rompues et souvent en -plein parenchyme tuberculeux, par des pressions de cet ordre. D'où la création de fistules pleuro-pulmonaires avecitoute la gravité du pronostic de cette complication.

2. Cherche-t-on à comprimer une bride d’une certaine épaisseur qu'on ne peut ni ne veut décoller? Les mêmes conclusions s'imposent que dans un pneumothorax complet, on ne comprimerä pas plus cette portion du poumon que le reste, on tirera dessus en refoulant le reste du poumon.

Si l’on a l'impression que la bride diminue d'épaisseur c'est ou bien qu'elle est formée de tissus sains, ou bien qu’à la longue la scléorse rétrac-

tile en a modifié la structure et le volume.

3. Peut-on comprimer la région malade à travers du tissu sain ;

La question se pose essentiellement lorsqu'il s'agit d’une caverne située dans un lobe entièrement adhérent {cas fréquent pour le lobe supérieur).

La pression se transmet alors par l'intermédiaire du poumon sain collabé, atélectasié, à la coque de la caverne. Son action pourrait être réelle et elle pourrait aplatir quelquefois partiellement celle-ci. C'est très rare. Lorsqu'on voit le volume d’une caverne diminuer par l'insufflation, c’est en général qu’elle était maintenue béante par l'élasticité du pounion sain, que l’insufflation à annulée.

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Parfois encore, la caverne a été simplement refoulée,

Un peu plus tardivement, le volume de la caverne diminue par cicatrisation.

Ce n'est guère que dans ce dernier cas que du point de vue théorique pourraient se défendre les pressions positives. Or, pour obtenir une véritable compression de la caverne qui ait raison de l’armature solide créée autour d’elle par les tissus tuber-

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culeux, il faut utiliser des pressions relativement élevées.

Il est indéniable que ces pressions prédisposent aux complications pleurales toujours sérieuses puis- : qu'elles peuvent entraîner une longue période fé- | brile, et la symphyse.

On a essayé de s'opposer à celle-ci par des pressions pleurales élevées .: il est toujours impossible de s'opposer efficacement à une symphyse pleurale 4 par ce moyen. L'emploi d’un corps incompressible 4 et difficile à résorber, comme l'huile de paraffine F1" goménolée, n'arrive parfois même pas à entraver ce | processus lorsqu'il a commencé.

Il serait important, d’ailleurs, d’être bien fixé sur le mode d'action du pneumothorax avant d'en pousser jusqu'à l’outrance, certains principes tels que la recherche à tout prix du maximum de collapsus.

Or, s’il semble bien qu'un pneumothorax est habituellement d'autant plus efficace, que le collapsus est plus complet, il y a des cas où une amélioration considérable est obtenue soit dès la première

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