OBSERVATION VII
G:ixsrAâlice,-27..ans, garde-malade à Montpellier. Entrée le 14 avril 1913. AE
Père bien portant. Mère morte à 60. ‘ans de fluxion de poitrine. A :
Mari en bonne santé. 1 enfant mort à 6 semaines de gastro-entérite. | 2
En 1909, congestion pulmonaire: qui dure 10 jours, suivie d’une convalescence de 2 mois. Après cela soigne un tuberculeux.
Depuis 6 mois a interrompu son travail - pour toux. Expectoration, Fièvre. Asthénie. Amaigrissement. Une hémoptysie légère il y a un mois.
À son entrée, toux fréquente, diurne et nocturne. Expectoration purulente (nombreux B. K.), état sub-. fébrile, 375 à 379, mais état général assez bon. Appétit conservé. Dort ui
À l'examen local on trouve : és
En avant: Matilé et douleur à la pereussion du sommet gauche, souffle caverneux au sommet gauché et sous- SÉpuens au-dessous.
En arrière: Matité et souffle caverneux au ie gauche.
Respiration un peu plus forte au sommet opposé
Pneumothorax le 9 mai.
lcc. pantopon. Trocart de Courmont; 2 piqûres sans oscillations manométriques (adhérences). A l'aiguille ordinaire, en avant et en arrière, même insuccès. Aucun incident.
Hope.
vie
10 mai: en arrière 300 ee. Az. 12 mai, en avant P — 4 300 cc., puis arrêt pour douleur vive (rupture d’adhé- .rences), P + 6. »
L'augmentation rapide de la pression P —— 4 à P + 6 avec 300 ec. indique une plèvre cloisonnée au niveau du sein. La radioscopie montre une zone libre d'adhérences en arrière, au-dessous de l’omoplate et contenant un “peu dé gaz. 16 mai : en arrière 350 ce. P +6. 26 mai : : en avant aucune oscillation, même à la toux; la ponction en arriere donne du sang: arrèl. 30 mai: en arrière 150/cc. P. très vite. LE 12 + 14. Douleur vive, mais de peu de durée (rupture d'adhérences). À l’auscultation, aucun signe caractéristique de cet état anatomique de la plèvre. |
6 juin, grandes difficultés pour trouver l’espace pleural. Par tâtonnements, retraits et ‘enfoncements de l'aiguille en arrière, on a des oscillations faibles et irré- .gulières : 700 cc. Az goménolé. P — toujours 0. Arrêt, opération bien supportée. Pas de goût de goménol dans la bouche; un peu d emphysème sous-cutané a dispart u le lendemain.
Le 12 juin, après plusieurs essais en arrière, en avant, pas doscillations manométriques.
On renonce au traitement.
Aucun effet nocif des diverses ponctions, ni pendant, - ni les jours suivant ce traitement.
D'ailleurs, améliorée par la cure hygiéno- -diététique, .la malade est sortie du sanatorium en septembre 1913 et a travaillé dans un magasin. Mais un refroidissement en janvier 1914 occasionna de la toux, une expectoration abondante, des hémoptysies répétées. T. 38°5-3%. Tachycardie. Laryngite ulcéreuse. Dysphagie. Cachexie. Nou-
men so e
vel essai de pneumothorax sans résultat ;: évolution fébrile rapide. Mort en mai 1914.
En somme : 8 ; | Tuberculose pulmonaire chronique avec cavernes à gauche. Evolution progressive subfébrile. Côté droit sain. Tentatives répélées de pneumothorax thérapeutique qu'une large symphyse pleurale rend irréalisable.
4 OBsERVATION VIII
D... Jules, 17 ans, tailleur à Montpellier. Entré le 7 mai 1913.
Père et mère inconnus. Pas d’ antécédents personnels.
En mars, après avoir pris froid, a des frissons, de la fièvre, quelques crachats hémoptoïques. Depuis, tousse et crache.
À l'entrée, malade amaigri, fiévreux (381). Toux. Expectoration abondante avec très. nombreux B. K. Dysphonie. Tachvycardie. Etat infectieux. À l'examen, submatité sur toute la hauteur du poumon gauche: en avant et en arrière, craquements el sous-crépitants au sommet gauche ; frottements à la base. À droite, respiration granuleuse. :
Pneumothorax le 9 juin: Insuccès en avant. En arrière on injecte 400 ce. P. toujours 0. La radios-. copie ne donne aucun renseignement précis. Le lendemain ‘à l’auscultation on a. Jes ‘signes du pneumothorax. bre
En Juin, on fail ensuite les injections en avant. À l’auscultation, on a ous les signes du pneumothorax
fé
Do
à la base; le sommet respire encore (craquements en arrière).
En Juillet, le malade se sent beaucoup mieux. Toux et expectoration très diminuées, La T. baisse régulièrement.
bel août une hémoptysie abondante (1/2 crachoir Sang pur) récidivant le lendemain : on injecte 1000 ce. Az: P +8. Dans l'après-midi, crachats hémoptoïques.
Le 3 et le 4, nouvelle abondante hémoptysie (1/2 crachoir de sang pur) avec päleur extrême, angoisse, dilatation pupillaire, pouls filiforme. Ergoltine, traitement général et 900 ce. d’Az. Au début, P—0 (gaz résorbé -(1000 ce.) depuis 48 h. ?) P. non notée à la fin, le manomètre ayant sauté. Dans la journée, 3-4 crachats sanguinolents. T. 395. Pouls à 150.
» août, quelques crachats de sang noir, 500 cc. Az. P+2et P +8. Légère amélioration de l’état général.
- Du 6 au 9, expectoration très légèrement teintée de sang: 250 ce: Az. PH 6 et P LE.
A partir du 9, plus d'hémoptysie. Mais alors évolution fébrile rapide, avec amaigrissement notable. Continuation du traitement. |
En septembre, le 15, hémoptysie légère. Aggravation progressive avec tuberculisation du poumon droit.
En octobre, fièvre hectique, diarrhée, cachexie : mort le 4 novembre. |
En résumé : ;
Tuberculose aiguë du poumon, cliniquement unilatérale gauche. Evolulion fébrile rapide. Pneumothorax thérapeutique partiel. Première période d'amélioration suivie de reprise évolutive avec hémoptysies graves répétées. Tubereulisation du côté opposé. Mort.