OBSERVATION VI
| Dis Marie, 20 ans, sans profession, à Blaye (Haute- Savoie). |
Entrée le 20 novembre 1912.
Pas d’antécédents héréditaires ni personnels.
Pour lésions fibro-caséeuses évolutives et fébriles du lobe supérieur gauche, a fait deux séjours au Sanato-
rium d'Hauteville dans l'intervalle desquels elle passe
l'an 1/2 chez elle. Le 8 février 1912, le D' Dumarest pra-
tique un pneumothorax thérapeutique gauche, obtient
PAR de un collapsus complet -du poumon, des résultats immédiats excellents avec amélioration rapide malgré un PRO REMPARTS plusieurs fois ponctionné:
À son entrée à Bon Accueil tousse un peu, quelques crachats sans B. K., dyspnée légère; un peu de dysphonie. Pas de fièvre. : :
A l'examen, tympanisme à la percussion du sommet gauche jasqu'au 1/3 moyen; respiration très obscure en. avant. Res.
En arrière : vibrations très diminuées et matité à la base gauche avec pile égophonie, pectoriloquie aphone. ARTE ESS
Respiration shppiéhénture à droite sans bruits sur ajoutés.
A l'examen : cure clair au sommet g CHUALE et opacité très marquée à la base remontant jusqu'au milieu de l’omoplate ; limite nette entre les deux zones. Le cœur est déplacé à droite sans gêne ni trouble fonetionnel. |
Le 11 décembre, on ponctionne cet abondant épanchement et on évacue 1100 ce. de pus en injectant simultanément 1000 cc. Az. Sans incident.
Le 7 janvier 1913, la radioscopie montre que l’épanchement atteint l’angle inférieur de l’omoplate.
Le 18 janvier, ponction du liquide en arrière, injection en avant de 300 cc. Az seulement (adhérences). |
En février, à l'écran, on trouve la plèvre gauche presque entièrement libre de liquide; le poumon est comprimé contre le médiastin. Ë
En mars, plus de liquide. Pendant ces quelques mois l'amélioration est progressive: toux et expectoration presque nulles ; état général excellent, pas de févre “ès poids à be d’un kilo par mois. |
Ur En.avril, on tombe sur des poches limitées, cloisonnées par des adhérences: injections gazeuses de 2-300 cc. en avant et en arrière avec fortes pressions finales + 20. à Le 20 avril, à la radioscopie, on trouve le poumon gauche entièrement comprimé contre le médiastin. Un . peu d'opacité à la base, mais pas de liquide. Le médias- É tin el le cœur sont déjetés à droite. L'amélioration est > progressive, la malade apyrélique, elle rentre chez elle (Savoie), el va se faire entretenir son pneumothorax au sanatorium d'Hauleville. | La thèse du D' Murard nous apprend qu'en octobre 1913 l'état de la malade est excellent, mais que la ca-vité pleurale s’est rétrécie de plus en plus.
Revue au sanatorium Bon Accueil en mars 1914, on constate une symphyse pleurale de la base gauche. Audessus pneumothorax maintenu et poumon bien immobilisé. Cœur dévié à droite. Très bon état général. > - : Enfin, dans « la pratique du pneumothorax thérapeutique » publié en 1919 par MM. Dumarest et C. Murard, nous trouvons l'observation suivante concernant l'état actuel de celte malade : « Pneumothorax interrompu. Etat actuel excellent. »
En somme:
Lésions fibro-caséeuses, évolutives et fébriles du lobe supérieur gauche. Traitement par le pneumothorax arù lificiel et complicalion d'hydropneumothorax suppuré + d'emblée {probablement par suite de perforation spontanée). Traitement du pyopneumothorax et disparition de J'épanchement. Continuation du pneumothorax artificiel.
Guérison.