PÉRIODE D'ETAT
Ici encore, nous ne nous étendrons pas. Le Professeur LEREBOULLET, ayant donné une description très complète de la symptomatologie du pneumothorax, chez l’enfant, nous nous contenterons de rappeler les caractères cliniques principaux de cette affection.
Les signes fonctionnels sont en général assez marqués. Le plus constant, semble-t-il est la dyspnée. Sur les six observations publiées de 1925 à 1934, dans le Bulletin de la Société de Pédiatrie, elle ne manque qu’une seule fois, dans le cas de Mizxir et ROYER DE VÉRICOURT.
Cette dyspnée ne reconnaît pas seulement, comme cause l’épanchement gazeux, elle est étroitement liée à l’existence de lésions pulmonaires, lésions de broncho-pneumonie, par exemple. Plus le champ de l’hématose est diminué, plus la dyspnée est marquée; si le champ pulmonaire est relativement libre, le pneumothorax peut être très bien supporté par l’enfant.
Les signes physiques sont très souvent discrets en raison de la latence si fréquente de cette affection. Le
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syndrome amphoro-métallique (M. LEREBOULLET) est plus ou moins tardif dans son apparition, plus ou moins durable, plus ou moins complet. Dans les observations déjà signalée, MM. LEREBOULLET, LELONG, CHABRUN, en 1930, WEILL HALLÉ et KoanG en 1931, ne constatent aucun signe amphorique chez leur malade.
JEANNIN en 1934, signale chez son malade, comme seuls bruits caractéristiques, les bruits du cœur à consonance métallique. Le tintement métallique est rare.
La propagation des bruits à distance est très intense, en raison de l’étroitesse du thorax chez le nourrisson (M. LEREBOULLET). Il en résulte que l’obscurité respiratoire, du côté malade, est souvent masquée, à cause de la propagation des bruits venant du côté sain.
Bien plus, il peut se faire que cette propagation très marquée empêche de localiser les lésions à un côté du thorax (observation de M. LEREBOULLET, en 1925). à
Existe-t-il des signes de valeur ? oui.
1° L’intensité des phénomènes fonctionnels, dyspnée, mouvements respiratoires, contrastant avec les signes physiques (GARDÈRE et SAVOYE).
2° À l’inspection et la palpation, la déviation de la partie du cœur du côté opposé au pneumothorax, fait surtout net si celui-ci siège à gauche (ROYER DE VÉ- RICOURT).
3° Sonorité normale ou tymphanique d’un côté, contrastant avec diminution ou abolition du murmure vésiculaire (M. LEREBOULLET).