‹ Contribution à l'étude du pneumothorax spontané de l'enfantChapitre 18 sur 19 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Notre petit malade a eu un traitement médical aussi énergique que possible avant de subir une intervention chirurgicale.

Les symptômes du début n’étaient pas angoissants au point d'indiquer une ponction évacuatrice d’urgence. Contre la dyspnée, on employa l’oxygène et des calmants. On pratiqua des piqûres d’huile camphrée, de strychnine et d’éther pour soutenir le cœur, des enveloppements sinapisés, des injections de vaccin antipneumococcique, et d’eucalyptine Lebrun.

Ce qui est intéressant à signaler dans le traitement chirurgical, c’est, à partir du 15 novembre, date du second empyème, l’alternance du drainage et du nondrainage. Le drain, en place pendant trois jours, était enlevé et remis après trois jours.

Ainsi on évitait le double écueil de la réascension thermique qu’aurait déterminé l’accumulation de pus causée par l’absence de drain, et de l’écoulement intarissable que semblait vouloir entretenir le drain laissé en place pendant longtemps. On vit ainsi que la courbe thermique s’élevait de moins en moins haut, à mesure qu’on enlevait le drain, et l'on put ainsi, le 9 février, cesser tout drainage.

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