‹ Contribution A L'étude Du Polype Solitaire Des Fosses NasalesChapitre 18 sur 27 · AE, À · texte numérisé non relu

AE, À

pas, comme le pense Citelli, en déterminant une distension circonscrite de la muqueuse.

L’inflammation produirait en eflet une intense et diffuse tuméfaction œdémateuse de toute la muqueuse du sinus, qui ne pouvant plus être contenue dans la cavité, finit par sortir à travers un

ostium,

Citelli et son école insistent encore sur l’extrême rareté des vrais polypes kystiques du nez.

Ainsi Pietrantoni écrit que dans toute la littérature il n'existe que trois cas seulément de kystes de la muqueuse nasale, reconnus sûrement comme tels ; les autres formations kystiques sont si ineomplètement décrites, que l’on peut toujours se demander s’il ne s'agissait pas d’un prolapsus de la muqueuse.

Même dans la maladie décrite par Citelli, la présence d’un pseudo-kyste constitue une exception. La formation d’un pseudo-kyste par auto-accumulation de liquide au milieu d’un tissu conjonctif lâche, qui constitue le polype, doit être en effet un fait très rare. La production du liquide d’un tel tissu détermine seulement de l’æœdème. Pour que le liquide puisse s’accumuler dans une zone circonscrite, il est nécessaire que le tissu environnant offre une remarquable résistance à l’infiltration et à l’imbibition, et il ne semble pas que le tissu aréolaire lâche, qui constitue en plus grande partie le polype, puisse présenter, sinon exceptionnellement,

ces conditions particulières.

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