‹ Contribution à l'étude du poumon radiothérapiqueChapitre 10 sur 39 · PAT · texte numérisé non relu

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— sensibilité spéciale du poumon après une première irradiation ;

— emploi de grands champs qui favorisent, à leur avis, lPapparition du Poumon Radiothérapique.

L’âge et l’artério-sclérose jouent également un rôle non négligeable dans la genèse de ces manifestations.

Enfin, la sensibilité de la périphérie du poumon n’est pas aussi marquée que celle du médiastin et des carrefours broncho-vasculaires.

C’est en 1941, que pour la première fois, dans un ouvrage français, il est fait mention des lésions pulmonaires post-rœntgenthérapiques.

L’honneur en revient à Lacassagne et Gricouroff dans leur livre intitulé « Action des Irradiations sur les tissus ».

Ils consignent le résultat des travaux étrangers sur l'étude expérimentale clinique et anatomo-pathologique de ces lésions.

La possibilité d’hémoptysies post-rœntgenthérapiques est signalée par Leach, en 1942. Cet auteur américain discute également de l’importance de la surface des champs.

Quatre ans plus tard, Jacobson de Stockholm publie l'observation d’un épithélioma de l’æœsophage traité par rœntgenthérapie seule. Il administre 5.000 r. à la tumeur. Le malade est toujours en vie et guéri six ans après la fin du traitement. Dans la période de trois ans qui suit l'arrêt de l’irradiation, on note une série de manifestations cardiaques et pleuro-pulmonaires : toux, point de côté, modifications transitoires de la transparence pulmonaire en certaines zones, hypertrophie du cœur droit, épanchement pleural qui récidive deux fois après ponction et finit par s'organiser.

Et c’est en 1947 que la littérature française s’enrichit des premières publications détaillées, consacrées exclusivement aux altérations pulmonaires consécutives à la rœntgenthérapie pénétrante de la région thoracique.

Huguenin, Lemoine et Fauvet leur donnent le nom de: < Poumon Radiothérapique », et passent en revue les problèmes cliniques, radiologiques et anatomo-patholiques

on

qu’elles soulèvent. Ils établissent une classification de toutes les images observées à l’écran ou sur les clichés, et donnent les résultats de leurs recherches orientées sur le comportement des bronches. Dans ce but, ils ont pratiqué de nombreuses études bronchoscopiques. De plus, ils estiment que l’hypersécrétion bronchique joue un grand rôle dans la pathogénie du Poumon Radiothérapique, et conseillent l'emploi d’atropine en injection quotidienne à titre prophylactique.

Lamy, Léonardon et Duverger à Alger mettent en valeur la difficulté du problème diagnostic que posent les images radiologiques du thorax apparaissant dans la période qui suit un traitement par la roentgenthérapie pénétrante à ce niveau.

En 1948, Sarazin, Voluter et Garcia-Calderon publient une étude des « modifications pleuro-pulmonaires fugaces consécutives à la rœntgenthérapie du cancer du sein ». Ils mettent en évidence le rôle du terrain, les causes prédisposantes congénitales ou acquises.

Au VI Congrès des Médecins Radiologistes, en 1948, Maisin de Louvains fait un rapport sur le rôle des radiations dans le traitement du cancer du sein. Au cours de la discussion, les congressistes exposent leur opinion sur le problème du Poumon Radiothérapique.

En 1950, paraît la très intéressante étude de Macht et Perlberg au sujet de la prévention de ces accidents, au moyen des anticoagulants.

Dans le traitement du cancer de l’œsophage, Freid, en 1948, avait insisté sur les réactions pulmonaires postræœntgenthérapiques.

En 1951, Papillon et Goyon, sur 69 malades traités par de fortes doses de R.X. pour néoplasmes de l’æœsophage, trouvent trois cas de Poumon Radiothérapique.

Dans leurs communications, en mars 1953, sept cas sont relevés parmi les 120 cancers de l’œsophage intensément irradiés.

Violland, dans sa thèse inspirée par le Docteur Papillon, sur la rœntgenthérapie du cancer bronchique, en rapporte deux parmi les 71 cas étudiés.

Desgrez et Kirsh, en 1951, reprennent l’étude des effets des radiations sur l’appareil pulmonaire.

La connaissance du Poumon Radiothérapique bénéficie largement, en 1951, de la publication de Bergmann et Graham, sur deux cas de pneumectomie pour graves séquelles post-ræœntgenthérapiques. L’intérêt tout particulier de ces observations est dû au fait que, pour la première fois, l’étude anatomo-pathologique se pratique sur des pièces opératoires, tandis que tous les examens histologiques, effectués précédemment, le furent « post mortem ».

La lecture de toutes les publications et des travaux, ayant trait au Poumon Radiothérapique, nous permet de constater que, malgré leur grand nombre, de valeur assez inégale, l'unanimité est loin d’être faite et les avis demeurent encore partagés.

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