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au niveau de l’organe, et sa répartition dans le temps restent les mêmes. À dose égale, l’étalement et le fractionnement entraînent une diminution des troubles.
La même année, Warren et Gates apportent une contribution efficace à notre connaissance de la pathologie des réactions expérimentales du poumon aux irradiations.
Ils font une analyse histologique détaillée des effets précoces sur les viscères de rats, de lapins, de chiens.
Les changements les plus précoces au niveau de lalvéole sont caractérisés par une hypertrophie des cellules et de leur noyau, condensation de la chromatine et apparition des nucléoles.
D’une alvéole à l’autre, ces modifications sont très variables et cela peut être considéré comme caractéristique.
Les auteurs, malgré une recherche attentive, ne relèvent que très peu souvent l’apparition d’une membrane hyaline. Les parois alvéolaires sont congestives, œdématiées. Parfois, il est noté au niveau des fibres élastiques un épaississement et un allongement. Il n’est jamais fait mention de fibrose ou d’hyalinisation, mais les doses utilisées sont relativement faibles.
L’épithélium bronchique présente une augmentation des cellules à mucus et une transformation en cellules cuboïdes non ciliées des cellules prismatiques.
Les bronchioles montre un épithélium dont la sensibilité est assez voisine de celui des alvéoles, et l’on y trouve des modifications anaplastiques à peu près semblables.
Le cartilage, les muscles lisses et le tissu conjonctif ne présentent pas de modifications notables.
Les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les septa du tissu conjonctif et la plèvre sont le siège de légères altérations, consistant au début en iædème et congestion, puis, par la suite, en fibrose peu marquée.
Warren et Gates pensent également qu’un poumon irradié est fragilisé vis-à-vis des infections secondaires, ou d’irradiations ultérieures.