ETAGE
durs et mobiles, que la biopsie révèle envahis par un épithélioma glandulaire atypique.
Radiographie pulmonaire : Négative.
Après avoir administré 350 r. en téléræentgenthérapie du tronc, du 13 au 23 mars 1950, l’intervention est refusée en raison de l’état inflammatoire initial, et l’on entreprend :
Traitement rœntgenthérapique du 28 mars au 26 juin 1950 : 200 kv 1 Cu 3 Al 12 mA F.P. 50 cms.
La dose totale de 22.000 r. à la peau est répartie sur cinq champs : sus-claviculaire, sous-claviculaire, mammaire interne, mammaire externe et axillaire. L’irradiation est semi-tengen- Lielle : 200 r. par champ, deux champs par jour.
Le 25 septembre 1950 : Apparition d’un point de côté, au niveau de l’hémithorax droit.
Radiographie pulmonaire : Grisaille diffuse de tout l’hémithorax droit avec attraction trachéale et diaphragmatique. Il y a aussi un léger épaississement pleural du sommet et, au niveau du tiers inférieur du poumon, une opacité arrondie mal limitée du volume d’une noix.
Le 7 mars 1951 :
Radiographie pulmonaire : Il n'existe plus à droite qu'une légère accentuation de la trame.
Le 28 avril 1952 : La malade accuse des douleurs au niveau du creux sus-claviculaire droit, qui est le siège d’une importante sclérose due aux R.X.
Radioscopie : L'image thoracique est sub-normale. Il ne
persiste qu’une légère accentuation de Ja trame de la plage droite.
Le 24 septembre 1952 : Persistance du résultat satisfaisant. Le sein droit est plus ferme que le gauche. On note une sclérose des plans superficiels du creux sus-claviculaire droit.
Radioscopie : Quelques travées fibreuses peu marquées dans
la région inter-cléido-hilaire droite. Apparence normale par ailleurs.
Le 9 mars 1953 : L’état local est bon. Douleurs dans l’épaule droite.
Radiographie pulmonaire : R.ASS.
Tumeur du sein droit traité par rœntgenthérapie intensive : 16.000 r. Sclérose rétractile de la base droite avec petits signes fonctionnels. Evolution bénigne. à
Mademoiselle GER..., 32 ans.
Cette malade subit, en novembre 1951, l'exérèse d’un petit « kyste » du sein.
L’histologie précise la nature bénigne du prélèvement.
Le 15 janvier 1952, au-dessus de la cicatrice de biopsie, dans le prolongement axillaire du sein droit, on a la surprise de découvrir une zone légèrement déprimée où la peau adhère à une infiltration du quadrant supéro-externe du sein. La masse indurée a le volume d’une noix et demeure mobile sur les plans profonds. La peau, avec ce phénomène de la peau d'orange, est très suspecte, et il est administré 500 r. en télérœntgenthérapie sur le thorax, du 17 janvier au 5 février 1952.
Trois mois plus tard, il n’y a aucune amélioration et l’on décide, en accord avec le Professeur Santy, de se comporter comme s’il s’agissait d’un cancer.
Traitement rœntgenthérapique du 26 mai au 31 juillet 1952 :
190 kv 1 Cu 3 Al 8 mA F.P. 40 cms.
La dose totale à la peau est de 16.000 r. répartis également sur quatre champs : un grand sus et sous-claviculaire, un axillaire et deux mammaires semi-tangentiels.
Le 24 juin 1952 : Réaction cutanée d'intensité moyenne, avec érythème foncé, desquamation sans épidermite.
Le 11 octobre 1952 : Il persiste une induration du sein droit, avec quelques signes discrets de peau d’orange. La peau est sensiblement normale. Pas d’adénopathie perceptible.
Le 3 décembre 1952 : Sein œdémateux et douloureux, où l’on perçoit quelques nodules de caractère bénin, semble-t-il. La malade se plaint de toux.
Le 2 janvier 1953 : La malade se plaint de toux et d’essoufflement.
Radiographie pulmonaire : Rétraction très marquée du médiastin à droite d’environ 4 em., avec dextrocardie appréciable et ascension de la coupole diaphragmatique.
HSVT. NES
A la partie moyenne du poumon droit, condensation pommelée située dans le lobe inférieur. Le bord droit du cœur, mal visible, semble prolongé par une condensation vaguement triangulaire.
Le lobe supérieur est absolument inatct.
Le 13 avril 1953 : Le sein est souple, sans masse individualisable. Il persiste de la toux et des douleurs à la base droite.
Radioscopie : Ascension de la coupole diaphragmatique droite et persistance de l’aspect pommelé.
OBSERVATION N° 4 (Due à l’obligeance du Dr C...)
Epithélioma du sein droit (Stade I) traité par rœentgenthérapie pure : 24.000 r. Lésions nodulaires pseudo-tuberculeuses régressives de Poumon Radiothérapique.
Madame VAL... 38 ans.
Cette malade subit en 1949 une néphrectomie pour tuberculose rénale.
En décembre 1951, apparition d’une tumeur du sein droit, que la biopsie révèle épithéliomateuse.
Traitement rœentgenthérapique du 8 janvier 1952 au o avril 1952 :