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Ces images sont toujours sous-jacentes aux portes qu’il est facile de repérer en raison de la pigmentation cutanée à ce niveau.
L'autre caractère très particulier des images radiologiques du Poumon Radiothérapique consiste en leur variabilité, leur labilite.
Il n’est pas rare de les voir se modifier de façon importante d’une semaine à l’autre.
Miss Hilton a classé ainsi l’évolution des images radiologiques : tout d’abord, diminution de la transparence pulmonaire avec apparition d’ombres polymorphes, diffuses, plus ou moins fugaces. Dans un deuxième stade, Miss Hilton voit ces ombres se préciser et prendre fréquemment l'aspect de foyers broncho-pneumoniques. Elles atteignent leur maximum d'intensité deux ou trois mois après la fin du traitement.
Cette phase de réaction pulmonaire aiguë peut revêtir des allures radiocliniques très variables. En certains cas, tout peut porter à croire qu’on se trouve en présence d’une affection pulmonaire caractérisée : bronchite, congestion pulmonaire, bronchopneumonie, pneumonie. Mais il est fréquent également que la discordance des signes radiologiques et cliniques soit telle qu’il soit impossible de les assimiler à un syndrome classique.
L'évolution est, d’ailleurs, bénigne et même dans les cas qui peuvent paraître sévères, la guérison survient même si aucun traitement spécial n’a été mis en (œuvre. Cette guérison peut être totale.
A l’amélioration clinique fait suite la régression lente et progressive des images radiologiques qui peut aboutir au nettoyage complet des films.
Et l’évolution peut en rester là. Le malade ne présentera plus de troubles pleuropulmonaires imputables aux R.X.
Le plus souvent, cependant, c’est une fausse guérison. C’est le début d’une période de latence qui durera quelques semaines, plusieurs mois, parfois, précédant les manifestations tardives. Le malade continue à tousser fré-
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quemment. Il accuse, également, une certaine dyspnée. Les images radiologiques se sont nettoyées mais incomplètement et on y décèle les premières réactions de sclérose.
La phase de réaction pulmonaire aiguë peut manquer, et il n’est pas exceptionnel de constater des manifestations de sclérose chez des malades qui n’ont pas présenté de syndrome aigu.
D’autres fois, au contraire, c’est la période de latence qui fait défaut.
La température est tombée, le rythme cardiaque redevenu normal, mais il persiste une toux rebelle et une légère dyspnée, et la réaction fibreuse s’installe rapidement. Celle-ci peut, d’ailleurs, être primitive, débuter à bas bruit, sans avoir été précédée de la phase atélecto-exsudative et sans qu'aucun signe clinique n’ait permis de la soupçonner.
Une surveillance radiologique systématique permettrait de dépister les premières manifestations de lésions pleuropulmonaires imputables aux R.X.
Sophie Spitz, sur 36 malades irradiés pour cancers de la région thoracique, présentant des modifications radiologiques, en trouve 25 chez lesquels la clinique reste pratiquement muette.
On peut donc se trouver directement en présence des « lésions tardives », chroniques.
B. — LES LESIONS TARDIVES.
Les lésions tardives, chroniques, consistent particulièrement en sclérose.
La traduction clinique dépend en une certaine mesure de l'intensité de cette sclérose.
— Dans les formes légères, les signes fonctionnels sont peu importants. Il s’agit, le plus souvent, de toux accompagnée, ou non, d’expectoration, et d’une certaine gêne res-
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-piratoire plutôt que d’une véritable dyspnée, dont les malades ne se plaignent que si on les soumet à un interrogatoire détaillé.
— Dans les formes chroniques, graves, Yon note, tout d’abord, la fréquence de l’atteinte générale, l’asthénie, la température subfébrile continue avec des poussées élevées. Celles-ci sont dues à des infections surajoutées qui cèdent facilement aux antibiotiques, mais peuvent se renouveler.
La scène fonctionnelle est assez spéciale. La dyspnée d'effort est de règle. Au repos, les malades dont l’amplitude respiratoire a considérablement diminué, éprouvent une certaine gêne respiratoire, une sorte d’oppression.
La dyspnée présente, en certains cas, des crises paroxystiques à l’occasion du moindre effort : le simple fait de répondre à l’interrogatoire étant suffisant pour entraîner la suffocation.
La dyspnée est un signe majeur de cette période de sclérose pulmonaire post-rœntgenthérapique.
Elle présente tous les degrés d’intensité.
Il est un autre signe capital que l’on rencontre de façon quasi constante : c’est la toux excessivement rebelle.
La plupart des sédatifs reste inefficace : les opiacés euxmêmes ne parviennent souvent pas à la calmer.
Cette toux est tantôt quinteuse, tantôt coqueluchoïde, mais toujours pénible, toujours fatigante.
Un effort minime, en certains cas, suffit à la provoquer. Et une fois déclenchée, la quinte est très difficile à arrêter : elle fatigue beaucoup le malade.
Les quintes nocturnes ne sont pas exceptionnelles et contribuent à saper la résistance du patient.
A côté de la toux et de la dyspnée, signes constants et primordiaux, l’on peut citer d’autres symptômes relativement fréquents : l’expectoration et les douleurs thoraciques.
La toux est sèche, le plus souvent, sans expectoration. Parfois le patient rejette simplement quelques mucosités.