‹ Contribution à l'étude du poumon radiothérapiqueChapitre 31 sur 39 · MON, CE · texte numérisé non relu

MON, CE

Quand il s’agit de malades atteints depuis un certain temps, les crachats peuvent devenir purulents, abondants, allant jusqu’à remplir un crachoir en 24 heures.

Mais à ce stade, la sclérose pulmonaire s'accompagne souvent de dilatations bronchiques qui sont à l’origine de l’abondance de l’expectoration.

Les malades se plaignent également, souvent, à cette période, de douleurs thoraciques, soit aiguës. passagères, soit sourdes, continues.

L’inspiration profonde les exacerbe volontiers. C’est la traduction de l’atteinte pleurale.

Cette atteinte se traduira, à l’examen, par la découverte d’une légère matité au niveau d’une base.

Il peut y avoir un léger épanchement, comme dans notre obs. n° 11.

Parmi les signes les plus notoires, on a consigné, également, la possibilité de rencontrer un hoquet rebelle.

L’état général des malades est souvent très altéré. L’affection néoplasique, le traitement rœntgenthérapique à doses élevées, auxquelles ils ont été soumis, expliquent déjà ce fait.

D’autre part, les troubles qu’entraîne la sclérose ne font qu'accentuer son atteinte.

L’intensité des signes cliniques ne permet en rien de présumer des aspects radiologiques. Des images relativement discrètes peuvent s’observer chez des patients réduits à l’état d’invalides. Au contraire, l’on sera stupéfait devant les grosses modifications révélées par le film chez un individu qui ne se plaint que d’une légère dyspnée d’effort.

La diversité des modifications radiologiques à ce stade de complications tardives est assez caractéristique du Poumon Radiothérapique.

Tout d’abord, la plage pulmonaire en regard des zones d'irradiation peut présenter de discrètes travées fibreuses qu'un examen rapide peut laisser inapercues.

C’est le troisième stade d'évolution de Miss Hilton, ou stade initial de ia sclérose.

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Les modifications de la transparence pulmonaire, traduisant les processus inflammatoires péribronchiques et périvasculaires, ont régressé lentement. On voit s'installer

un processus de fibrose plus ou moins intense, plus ou moins dense.

Au début, ce sont des ombres très fines, trabéculaires, linéaires : on a une image de sclérose en bande. Quand le processus est plus marqué, l’on observe une sclérose en plages plus ou moins étendue.

À un stade plus avancé, les travées fibreuses plus ou moins denses peuvent se superposer à des nodules plus ou moins volumineux. On a signalé, également, la fréquence des images en « coup d’estompe ».

L'on note, presque toujours, en ce cas une forte tendance du parenchyme pulmonaire à la rétraction.

L’intensité de la réaction scléreuse est grossièrement proportionnelle à la quantité de rayonnement recu.

L'observation 5 de Guillemot confirme cette donnée. La malade avait reçu une irradiation intensive sur ses deux glandes mammaires. Les régions sous-claviculaires droites et gauches étaient le siège d’opacités qui s’éclaircirent, mais laissèrent place à des bandes linéaires rapprochées, sensiblement parallèles. Ces bandes, s'étendant du hile au bord axillaire, sont plus marquées à droite : ce côté avait recu une plus forte irradiation.

Chez les malades traités pour néoplasme de l’œsophage au moyen de champs multiples antérieurs et postérieurs, ces traînées fibreuses répondent à l'emplacement des portes et prennent une allure particulière. Triangulaires à sommet hilaire et à base axillaire, elles simulent des ailes de papillon.

C’est un caractère tout à fait particulier de la sclérose pulmonaire post-radiothérapique de s’observer au niveau des régions irradiées.

L’atteinte du parenchyme par le processus fibreux s’ac compagne, le plus souvent, d’autres manifestations tradui sant l’extension de ce processus aux organes et tissus voisins, ainsi que la tendance à la rétraction.

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