‹ Contribution à l'étude du poumon radiothérapiqueChapitre 8 sur 39 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La notion de Poumon Radiothérapique est plus ancienne qu’on pourrait le croire.

Les auteurs français ont pendant longtemps semblé ignorer les manifestations pulmonaires dues à la Radiothérapie, et l’on peut s'étonner de ne trouver qu’en 1947, sous la plume de Huguenin, Lemoine et Fauvet, le premier travail d'ensemble sur ce sujet.

Les premières publications sont dues aux écoles allemandes, et surtout américaines.

Nombreux en sont les cas cités, notamment dans les pays anglo-saxons. Trop souvent, les faits rapportés, purement cliniques, sont dépourvus de preuves sérieuses. Les modifications pulmonaires pouvant être réalisées par l'affection qui a motivé l’emploi de l’irradiation. A cet égard, les premières observations, où il est fait mention de réaction pulmonaire à la radiothérapie, sont très typiques et ne peuvent être actuellement retenues.

Tel est le cas, rapporté en 1909 par Jessen et Rzewuski, qui, irradiant des tuberculoses pulmonaires, s’étonnent de voir apparaître : toux, fièvre et expectorations, avec des doses élevées de rayons de Rœntgen. Ils discutent sur la quantité excessive de R.X. qui aurait été administrée, et sur la réaction parenchymateuse radiothérapique qui en a été la conséquence, sans chercher à rattacher l’ensemble du tableau clinique à la seule phtisie.

En 1912, Strasser publie le dossier d’un malade atteint de tumeur médiastinale maligne, et croit pouvoir attribuer à la Rœntgenthérapie l’apparition d’une pleurésie médiastinale, avec + abondance de tissu fibreux dans la zone irradiée ».

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