NAS
Suites opératoires. La malade est rapportée dans son lit avec un excellent pouls sans reiroidissement périphérique. Elle est fatiguée les deux premiers jours et ne présente à aucun moment les signes d’un shock inquiétant.
Elle urine normalement. Dès le deuxième jour l'anus iliaque médian fonctionne, les gaz sont émis.
Au cinquième jour, la malade est apyrétique, la plaie périnéale, dont, on a enlevé les premières mèches, à bon aspect. La malade est allée à selle abondamment grâce à un laxatif léger. Tout parait donc aller pour le mieux lorsque le 2 septembre s’installe brusquement une douleur angineuse avec collapsus cardiaque subit qui emporte brutalement la malade.
Cette femme spécifique, qui présentait une aortite avant l'opération (diagnostic du docteur Lévy), semble avoir décédé des suites d’une crise d’angine de poitrine.
Aucune autopsie n’a pu être faite.
Cette observation, dont le docteur Villar avait espéré beaucoup au point de vue démonstration, ne saurait donc être plus concluante au moins dans ses résultats que la première.
Cependant, comme dans la première observation, le procédé synchrone s’est montré remarquable au point de vue technique puisqu'il a permis l’extirpation d'une tumeur inopérable par tout autre procédé. De plus, les suites immédiates très favorables ont permis d’écarter dans ce cas l'accusation d’un shock massif qui reste le point noir, semble-t-il, de la méthode.