TECHNIQUE
La technique de l'opération combinée synchrone nécessite des conditions particulières à son application. Elles lui sont propres, tant au point de vue de l’anesthésie, de l'installation en bonne position du malade
l'opération portant sur deux champs opératoires simultanément — que de la composition des groupes opérateurs et de leur matériel spécial de protection et d'intervention.
Nous considérons le malade préparé au point de vue géné-
ral, cardiaque et asepsie intestinale, aussi minutieusement que pour l’abdomino-périnéale combinée.
1° ANESTHÉSIE, -— La rachianesthésie facilitera l'opération dans une large mesure. Sa durée de une heure environ suffira presque entièrement pour la méthode synchrone bien conduite. On obtiendra une excellente anesthésie par injection de dix centigrammes de syncaïne, en solution à 5 p. 100, dans le canal rachidien au niveau de la deuxième lombaire après évacuation de 10 à 15 centimètres cubes de liquide céphalorachidien. Mais on fera bien de prévoir un matériel pour l’anesthésie à l’éther, au cas où le malade commencerait à manifester de l’impatience ou à pousser ses intestins vers le champ pelvien. On pourra mettre l’ombrédanne en place sur la, figure du malade, comme le conseille le Professeur F. Papin, dans le but de lui faire respirer un air plus chargé en caz carbonique excitant du bulbe, pour éviter la syncope respiratoire.
La rachianesthésie procure un silence abdominal parfait. Les intestins basculés vers le diaphragme n’encombreront pas l'opérateur abdominal. À la libération du rectum le riche
Eucène 2