‹ Contribution à l'Étude du Protoxyde d'azoteChapitre 11 sur 33 · APPAREILLAGE · texte numérisé non relu

APPAREILLAGE

L’anesthésie au protoxyde d’azote a toujours été,. comme prix de revient, une anesthésie de luxe, en raïison de la quantité qu’elle nécessite d'un gaz difficile à préparer; mais plus que cette dépense d’entretien, le prix d'achat des appareils modernes, étanf donnée la complication perfectionnée de ceux-ci, devient inabordable. Nous sommes, en effet, bien loin du ballon à robinet, contenant la quantité de protoxyde d'azote nécessaire pour une courte anesthésie et dont on se mettait simplement l’embout dans la bouche. L'embout, en- Suite, a été remplacé par un masque, le ballon luis même, a été remplacé par un gazomètre, puis par un obus... et nous sommes arrivés à la série actuelle des appareils de Hewitt, Gesell, Trewby, Clark, Lericolais;, que nous allons passer très sommairement en revue.

. L'appareil de Hewitt, le premier des appareils à mélange variable d'oxygène et protoxyde, se compose de deux obus contenant respectivement les deux gaz et reliés par deux tuyaux distincts à deux compartiments séparés d’un ballon de caoutchouc d’où. le gaz passe dans une chambre de mélange. Cet appareil permet linhalation de mélanges, en toutes proportions, de protoxyde, d'oxygène et d'air.

C’est sur le même principe que sont basés l'encomx

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brant appareil de Clark, pour analgésie ou anesthésie, que nous donnerons comme type d’instrument comportant tous les perfectionnements actuellement connus et l'appareil de Lericolais, type au contraire d’instrument où les détails non indispensables ont été sacrifiés à la facilité de transport pour: les interventions en clientèle. Nous ne citerons que pour mémoire l’äppareil de Gesell; à ballons et tubes séparés, et celui de Trewby donnant indifféremment les inhalations par voie buccale ou nasale.

L'appareil de Clark se compose d’un pied en fonte avec des branches portant quatre obus (deux d’oxygène, deux de protoxyde) et deux sacs de caoutchouc (ün pour chaque gaz) entourés d’un filet pour éviter les éclatements. La chambre de mélange possède un seul levier avec lequel on règle la proportion des gaz en déplaçant une aiguille sur un cadran multicolore très bien imaginé, la proportion des largeurs des bandes colorées, sous l’index, correspondant à la proportion des gaz mélangés. Les gaz sont brassés ensemble quatre fois, ce qui donne au mélangé une régularité indispensable. dans un tel genre d’anesthésie. Les tuyaux sont larges et deux d’entre eux restent libres pour une modification rapide du mélange en cas d'urgence, tandis que les deux autres portent des régulateurs qui maintiennent les ballons à une pression constante. Ces régulateurs permettent d'ouvrir les obus en grand, ce qui évite la congélation du gaz fuyant par un bouchon insuffisamment ouvert, mais ils donnent à la marche de l’appareil un aspect d’automatisme susceptible de trom-

per la vigilance de l’anesthésiste trop confiant.

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L'appareil de Clark comporte un masque facial et un masque nasal, l’un et l’autre avec valve d’expiration, le nasal possédant, en outre, une valve d'inspiration réglable pour l’analgésie.

À cet ensemble peuvent s’ajouter, en se combinant entre eux, une infinité d'accessoires : réchauffeur de gaz, appareils de secours à éther, à chloroforme, etc., Sac à rebreathing, poignées pour tenir soi-même le masque, coussins de caoutchouc pour l’appliquer sur le nez.

D’une conception toute opposée, visant surtout à l’encombrement minime, est l’éppareil de Lericolais, qui se compose de deux obus à gaz, un sac de caoutchouc, un minuscule support, un tube et un masque. Cet instrument d’un maniement assez difficile, il est vrai, est pratique surtout par sa commodité de transport, égale À celle de n'importe quel outillage homologue, si l’on calcuel qu'une chloroformisation prudente comporte, outre l'appareil de Ricard, une pince à langue, un ouvrebouche, du coldcream, des serviettes, une machine électrique par faradisation des phréniques, une seringue, de l’éther ou de la caféine, des canules à trachéotamie... objets pour la plupart complètement inutiles au

cours d’une anesthésie au protoxyde d'azote.

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