‹ Contribution à l'Étude du Protoxyde d'azoteChapitre 5 sur 33 · LATE · texte numérisé non relu

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cations heureuses en treize ans. Mais l'usage d'un gaz impur et toxique et surtout la déplorable technique qui consistait à faire alterner l’asphyxie par le protoxyde avec l'excitation par de l'oxygène pur, permirent au chloroforme (inventé par Simpson en 1847) et à l’éther (qu'après lui Long expérimenta en 1849), de prendre en anesthésie générale la place qu'on sait.

Cependant, on cite des opérations de grande chirurgie effectuées avec l’aide du protoxyde d'azote en 1847 (tumeur du testicule opérée par May) et 1848 (amputation de cuisse); ce qui n'empêche pas, vingt ans plus tard, Grieshaber d'affirmer que l’action du protoxyde ne peut être prolongée sans danger, qu'il provoque l'irrégularité du pouls et cause la mort de la même manière que le chloroforme. En 1873, Jolyet et Blanche vont jusqu'à prétendre que cette anesthésie n'est qu'une asphyxie pure et simple.

Quoique l’année 1877 ait vu de nombreuses opérations effectuées avec un plein succès, sous anesthésie au gaz hilarant (dans le service du Dr Duplay), Zuntz et Goldstein affirment en 1878 que la narcose est incomplète avec l'addition d'oxygène et l’asphyxie rapide sans lui. Mais. P. Bert, à cette même époque, découvre le procédé de l’augmentation de tension du protoxyde d'azote en opérant dans une chambre sous pression, et par suite la possibilité d’une narcose prolongée avec un mélange protoxyde et oxygène où le protoxyde d’azole est en proportion correspondant à la tension de 1 atmosphère.

À cette époque, après que Claude Martin eut tenu un

chien sous anesthésie pendant soixante-douze heures

ti,

sans accident, les opérations dans les cloches à air comprimé devinrent fréquentes dans les services des Drs Daupley, Péan, Léon Labbé, Fontaine... et Klikowitsch proposa d'utiliser le protoxyde pour l’anesthésie obstétricale. Mais l’appareillage coûteux et Fa fatigue | que causait aux opérateurs l’excès de pression, firent abandonner le procédé, malgré la tentative qu’en refirent de Martel et Ambard en 1912.

L'invention de l'appareil de Hewitt permettant le mélange variable en toutes proportions du protoxyde et de l'oxygène et innovant la méthode du « rebreathing » ouvrit l’ère actuelle de l’anesthésie à la pression nor- — male, vraiment pratique à la condition d'employer une

bonne techniqué, que nous allons maintenant étudier.

J. Paignon

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