‹ Contribution à l'Étude du Protoxyde d'azoteChapitre 8 sur 33 · SAS · texte numérisé non relu

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Convaincus de l'efficacité du protoxyde d'azote autant que de son inocuité dans les anesthésies de longue durée, beaucoup d'opérateurs hésitent à l'employer à cause des difficultés de sa manipulation qui ne peut être confiée à l'aide de fortune ou au confrère non spécialiste auquel la plupart des chirurgiens doivent demander assistance pour leurs interventions.

Cette difficulté réellement existe, et sans insister sur Ia préparation psychique du malade, on doit reconnaître que l'anesthésiste tenant le masque, surveillant le sac de caoutchouc, tournant les robinets d'admission, suivant les petits signes du sommeil chez un patient que la moindre faute d'inattention peut réveiller, doit avoir du sang-froid et l'habitude de l'appareil dont il se sert. Lorsque, sous analgésie prolongée, c'est le malade lui-même qui tient le masque, le rôle de l'anesthésiste qui doit le conseiller est tout aussi chargé. Cette complexité même présente un avantage, c’est de forcer l'attention de l'opérateur sans le fatiguer par un excès de monotonie; tous ceux qui ont tenu un masque d'Ombredanne pendant une heure, ne fut-ce qu'une fois, nous comprendront.

Ajoutons que la rareté de la défense volontaire du patient aux premières bouffées d’anesthésique et l'absence des syncopes permet de supprimer tout l'appareillage de secours. Une simple pince à la langue (d’un usage exceptionnel) et l'oxygène (qui fait partie de l'appareil lui-même) suffisent à parer à tous les incidents, car

on peut dire que les accidents n'existent pas.

Point n'est besoin, non plus. de chercher les réflexes

oculaires. La coloration de l'oreille et le rythme de la.

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