MODE
devient souvent grognon, irritable, exigeant, capricieux, égoïste. Parfois l'irritabilité s’exagère, en même temps que l'activité s’altère, des accès d’excitation alternent avec des accès de dépression avec pleurs, découragement, idées de déchéance, suspicion ou même persécution (Claude). Parfois au contraire le malade reste complètement indifférent à son état (observation IT). Quoi qu'il en soit l’affectivité est profondément troublée. Certains auteurs ont fait Jouer au psychisme une influence sur la raideur. Dufour s’est demandé « si tous les phénomènes musculaires signalés ne dépendent pas jusqu’à un cerbain point d’une idéation pathologique, idéation que les malades peuvent modifier selon leur propre volonté, et dont ils gardent le souvenir une fois guéris. »
Froment se demande si les troubles psychiques, qui ne sont pas douteux, selon lui, ne sont pas susceptibles d’accentuer pour une cerbaine part, el de fixer les troubles de la motilité.
Marinesco fait du parkinsonisme de l’encéphalite, une forme atténuée de la léthargie observée souvent dans Îles épisodes aigus de la maladie.
Verger et Hesnard rapprochent aussi l’état psychique des pseudo-parkinsoniens de la somnolence ; il s'agirait d’une somnolence dans laquelle le sujet reste assez lucide pour s’orienter dans le temps et dans l’espace, reconnaître les personnes et les objets, soutenir même une conversation avec un certain degré de réflexion et de jugement, mais dans laquelle « tout acte psychique volontaire et objectivable, toute opération impliquant lexercice de la psychomotilité, sont abolis ou avortent, à cause de la peine que le sujet éprouve à les exécuter, non peut-être musculairement, mais psychomusculairement. »
L'interprétation des troubles présentés par les pseudoparkinsoniens post-encéphalitiques est certainement très difficile et actuellement on ne peut guère faire le partage entre l'hypertonie, l’abolition des mouvements automatiques, la déficience psychomotrice eb affective.