‹ Contribution À L'Étude Du Purpura StaphylococciqueChapitre 10 sur 19 · ER UT · texte numérisé non relu

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de colonies seraient un indice défavorable, ainsi que l'augmentation progressive, dans des hémocultures successives, de leur nombre.

Nous ne décrirons pas le staphylocoque. Disons simplement que :

1° La constatation dans le sang de staphylocoque doré y acquiert une valeur beaucoup plus grande. que n’en aurait le staphylocoque blanc. Cependant, il est certain que ce dernier peut être l’agent de certaines staphylococcémies (Vaucher et Woringer ; Lemierre) ;

2° L’instabilité de leurs pigments, la fermentation variable des sucres, ne classifient pas strictement les staphylocoques ;

3° Enfin, leur virulence expérimentale est extrêmement fragile et souvent sans relation avec la gravité des lésions d’où ils ont été tirés.

Syndrome hématologique.

Rappelons que le syndrome hématologique typique du purpura hémorragique est le suivant :

— Le temps de saignement est augmenté ;

— Le temps de coagulation est normal ou à peine augmenté ;

— La rétractilité du caïllot est variable ; elle peut aboutir à l’irrétractilité ;

— Les plaquettes sont fréquemment diminuées de nombre ;

— Le signe du lacet est parfois positif.

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Quant à l’anémie et aux modifications des globules blancs, elles dépendent du nombre et de l’abondance des hémorragies, d’une part ; de l’infection, d’autre part. |

Nous conclurons en disant que si ces données classiques sont surtout vraies pour les grands purpuras aigus ou les grandes hémogénies, il n’y a par contre aucun parallélisme entre le syndrome cutané et les modifications sanguines.

Dans notre observation personnelle, où il s'agissait d’un purpura chronique, le temps de saignement était de deux minutes et demie; le temps de coagulation de douze minutes ; les plaquettes étaient au nombre de 336.207, donc normales. Par contre le caillot était irrétractile. L’anémie était moyenne, il existait une légère réaction myéloïde.

Les autres observations étant soit incomplètes, soit même dépourvues de tout examen hématologique, nous n’insisterons pas.

Pronostic et évolution.

Sur nos cinq observations, nous relevons 4 décès et une guérison, cette dernière relative à un tas de purpura chronique, au cours d’un état infectieux presque latent.

En aucun cas, la mort ne survint à la suite d’hémorragies ; elle fut toujours due à l’infection.

Le pronostic est basé avant tout sur la constatation d’une staphylococcémie dont chacun sait la haute

gravité ; le purpura est-il lui-même un facteur d’aggravation ? Cela est possible, mais non certain.

Nous reconnaissons bien volontiers qu’il est difficile de prendre parti, car cinq observations ne permettent pas de faire une statistique.

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