‹ Contribution à l'Étude du Pyopneumothorax chez les TuberculeuxChapitre 20 sur 30 · RE TT EE DE OR OT LU D ET RUE UE RO NOTE · texte numérisé non relu

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Nous voyons que 1? malades ont succombé dans les 4 premiers jours, et c'est le premier jour de toute cette série qui est le plus chargé. Que dire donc d’une complication qui tue 8 malades sur 44 dans l’espace d’un jour et 4 autres dans l’espace de 4 jours. Cette effrayante proportion nous montre bien la gravité des pyopneumothorax, et nous n’aurons pas besoin de citer de nombreuses observations pour prouver que la mort est souvent la conséquence immédiate de la perforation du poumon.

Nous nous contenterons d'un cas remarquable cité par Boursot et que nous avons rapporté dans le chapitre des observalions.

I s'agit d’un luberculeux qui fait un jour un pneumothorax du côté gauche, il a à peine reçu les premiers soins qu'il meurt rapidement avec tous les signes d'un hydropneumothorax : ecyanose, tintement métallique, succus-

sion, etc.

C'est là le tableau commun, banal, de l& plupart des pneumothorax. Après un mouvement un peu brusque, un simple effort de toux, pour la moindre raison, le tuberculeux éprouve subitement une souffrance épouvantable dans le côté, 11 halète, ne respire plus, se cyanose, on appelle au secours, et, malgré tous les soins de ceux qui l'entourent, le malade meurt par asphyxie où par syncope.

Comment la mort arrive-t-elle si soudaine, si rapide? Comment un tuberculeux est-il si vite emporté en po minutes ou en quelques heures ?

Nous avons vu plus haut que, dans tous les cas de perforation pulmonaire avec passage d'air dans la plèvre, avec production successive du liquide séro-purulent ou purulent, la subite disparition du vide pleural amène la rapide rétraclion du poumon et, par suite, la brusque suppression d’une très notable portion du champ de l'hématose: il en résulte

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