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Elle tousse, mais crache peu. L’enrouement est venu dès le début et a persisté. Jamais d'hémoptysie.
Comme symptômes physiqués, on à en avant de la Hatité au sommet gauche avec pleurite. Râles ronflants et sibilants. Expiration prolongée. Infiltration du sommet gauche avec ramollissement.
En arrière, respiration soufilante, bronchophonie et vibrations exagérées.
Du côté droit, on a, en arrière, de la matité absolue et des Ales sous-crépitants jusqu’à la base, maison ne trouve pas des sibilants ni des ronflants. [Infiltration au sommet.
6 mars. — Elle perd un peu l'appétit, la température est abaissée à la suite de cachets de quinine, mais bientôt elle remonte.
Grosse caverne au sommet droit. Cachexie. Manque d’appétit. Température à oscillations considérables.
4 avril. — On entend un souffle énorme, amphorique ; la malade a éprouvé un violent point de côté, et on perçoit très bien le tintement métallique avec la succession hippocratique ; on conclut à un épanchement de liquide, qui augmente les jours suivants.
Dès ce pyopneumothorax,la malade perd tout courage, son appétit disparaît complètement et ses forces diminuent de jour en jour.
Nous sommes forcé d'abandonner notre observation, en portant cependant le pronostic le plus sombre au sujet de l’évolution de la
maladie.
Observation IV
(Rapportée par M, Grenier dans sà thèse) Pyopneumothorax. — Ponctions répétées sans résultat, — Mort.
Albert H.., 24 ans. Service du professeur Sée, salle Saint- Christophe, n° 34,
Entré au mois de décembre 1889.
Ce malade, offrant depuis plusieurs mois les signes d'une tuberculose pulmonaire, entre pour se faire traiter d'un point de côté violent avec dyspnée intense, datant de huit jours.
On constate immédiatement les signes d’un grand pneumo-
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thorax du côté gauche : sonorité, abolition des vibrations, soufile amphorique. |
Dans le quart inférieur du thorax, la sonorité est remplacée
‘par une matité absolue, mobile selon les attitudes du malade. “Bruit de succussion très net. à |
En raison des qualités du son, on diagnostique un hydropneumo- ‘thorax ouvert. On ne fait pas de ponction.
A droite, respiration un peu rude au sommet ; retentissement de Ja toux. Pas de craquements.
Au mois de janvier, la matité ayant considérablement augmenté et atteignant l'angle de l’omoplate, on fait une ponction avec l'appareil Potain. Elle donne issue à deux litres de liquide louche, fortement mélangé d'air. Au fur et à mesure de la soustraction du liquide, la malade se sent mieux et respire librement. On entend la respiration dans les parties abandonnées par le liquide.
Le 10 avril 1890, nouvelle ponction, nécessitée par la dyspnée ; on retire cette fois cinq litres de pus. Ensemencé sur gélatine, ce liquide ne donne rien. La ponction faite, on entend la respiration dans les trois quarts inférieurs du thorax. Au-dessus, signes amphoriques. A droite, le sommet est en plein ramollissement,. Cette constatation empêche de pratiquer l'empyème. |
Le 25 avril, nouvelle ponction. Issue de deux litres de pus. Mêmes caractères que précédemment. A la suite de cette ponction, les signes stéthroscopiques du poumon gauche s’aggravent rapidement.
Mort le 30 avril.
L'autopsie n’a pu être faite.
Observation V M, Hérard (Congrès d'Alger 1881),
Un jeune soldat entrait, le 5 mai 1869, à l'hôpital du Gros- Caillou, présentant tous les signes d’une tuberculose pulmonaire, parvenue au troisième degré; gargouillement, souffle caverneux énorme, bruits métalliques au sommet gauche, râles sous-crépitants peu abondants à droite, expectoration très abondante de crachats purulents, émaciation considérable, sueurs profuses, fièvre hectique, dyspepsie invincible,
Quelques jours après son admission à l'hôpital, le malade fut pris d’une suffocation subite avec douleur à gauche ; on constata la formation d’un pneumothorax. Dès le lendemain, les signes d’un épanchement liquide viennent se joindre à ceux de l’'épanchement gazeux. Pendant quatre jours, le malade fut à la mort; puis, lentement et contre toute attente, on le vit se relever. La dyspnée s'apaisa, la fièvre disparut, l'appétit revint et fut bientôt excellent, les sueurs cessèrent,et, chose remarquable, l’expectoration changea
complètement de caractère ; elle devint parcimonieuse et pure- :
ment glaireuse.
Cet état satisfaisant ne se démentit pas, le malade renaissait à l'espérance; sa maïigreur disparaissant de jour en jour, il ne se croyait plus poitrinaire.
Malheureusement, vers le commencement du mois d'août, un léger épanchement se produisit dans la plèvre droite. Malgré tous les moyens employés, cèt épanchement augmenta graduellement et enleva le malade quatre mois environ après son entrée à l'hôpital.
A l’autopsie, double épanchement pleural plus abondant à gauche; de ce côté, séreuse épaissie, dure, lardacée ; à droite, signe d'inflammation récente, le poumon gauche est aplati enhaut et en arrière ; fortement bridé, il ne descend que jusqu’à la quatrième côte ; à son sommet, trace d'une large caverne dont les parois, amenées au contact, sont agglutinées, cicatrisées ; à la coupe, elle n'est représentée que par une ligne grisâtre, anfractueuse, de la largeur du petit doigt. Deux autres petites traïnées grisâtres témoignent de l'existence de deux autres cavernes de plus petit volume ; à l’entour, on rencontre des amas de tubercules durcis, crétacés. Le poumon droit présente à son sommet quelques petits flots de tubercules non ramollis.
- Observation VI.
Rapportée par M. Revillio] (Congrès de Montpellier 1893),
P... Joseph, 47 ans, garçon de magasin. Frère mort à l'hôpital, tuberculeux.
Tousse depuis juillet 1896.
Entre à l'hôpital le 2 janvier 1897: Homme faible, fièvreux,
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amaigri. Râles, craquements humides aux sommets. Matité pleurétique à droite.