‹ Contribution à l'Étude du Pyopneumothorax chez les TuberculeuxChapitre 8 sur 30 · Thoracentèse, 2,400 grammes de liquide séreux · texte numérisé non relu

Thoracentèse, 2,400 grammes de liquide séreux

31. Signes de pneumothorax. L'état général se remonte si bien que le malade demande à retourner au magasin.

Trois mois se passent dans un état de santé satisfaisant.

8 mai. — Il ressent de nouveau les symplômes pleurétiques et rentre à l'hôpital, On constate la reproduction du liquide. On remet la ponction au lendemain, mais dans la nuit il meurt subitement,

Autopsie. — Pyo-pueumothorax droit, Tuberculose des deux sommets.

Cette mort subite et imprévue est de celles qu'on observe dans

les pleurésies les plus simples et n’est pas imputable à la tuberculose, laquelle est restée stationnaire, non pas malgré, mais à cause de la pleurésie et de l’hydro-pyo-pneumothorax qui s'était déclaré. : Fe.

Observation VII

Due à l'extrême obligeance de M. Pelon, chef de clinique.

R... Cyprien, âgé de 44 ans, entre à l'hôpital le 8 février 1898. Salle Combal, n° 23, service de M. le professeur Carrieu.

Diagnostic. — Bacillose bilatérale avec pyo-pneumothorax gauche. |

Antécédents héréditaires inconnus.

Antécédents personnels : le malade a eu il y a deux ans une bronchite à la suite d'un refroidissement. Il fut traité à l'hôpital Suburbain, où il resta quinze jours. A sa sortie, le malade était presque entièrement remis, il continua cependant à tousser et à cracher. Il a eu plus tard plusieurs hémoptysies. Il revient à l'hôpital vers le mois d'avril 1898. A cette époque, le malade toussait, crachait et avait parfois de petites hémoptysies. La quinte de toux provoquait parfois aussi des vomissements alimentaires.

L'amaigrissement est très notable.

Les crachats sont purulents et abondants.

Comme signes physiques, nous notons le 20 janvier : à la per-

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cussion en avant, matité dans la fosse sous-claviculaire du côté

gauche. Une douleur à la pression dans les troisième et quatrième

espaces intercostaux. Plus bas, sonorité exagérée, Matité absolue

- à la base.

Les vibrations sont totalement supprimées du côté gauche.

A l’auscultation de ce poumon, nous trouvons une respiration soufflante et caverneuse, des rhonchus et quelques gros gargouillements. Nous notons également un peu de pectoriloquie aphone.

Un bruit de succussion très net à timbre métallique et un bruit d’airain s'entendent avec netteté à la base. La pointe du cœur pal vers l’appendice xyphoïde.

À droite : la percussion nous révèle de la matité au sommet et de la submatité à la base. A l'auscultation, l'inspiration est rude et l'expiration prolongée; il existe quelques craquements. En

arrière, à la percussion, matité au sommet et à la base du poumon.

gauche.

De la sonorité au 5e moyen. Les vibrations sont diminuées en bas. |

À l'auscultation, nous trouvons au sommet une respiration rude, des frottements et des râles sous-crépilants. À la base du poumon, la respiration est bronchique. Il existe, en outre, de l’égophonie à la base.

Trois ponctions furent faites à différentes époques ; on praliqua la dernière le ? février 1899, et on retira 1050 grammes d’un liquide purulent légèrement verdâtre.

Après la ponction, à l'auscultation du sommet, on a toujours trouvé du souffle amphorique à timbre métallique et à la base un bruit de succussion et un bruit d’airain, mais moins marqués.

Au niveau des quatrième et cinquième espaces intercostaux gauches, sur le bord externe on remarque une tuméfaction douloureuse qui fut traitée par des compresses au sublimé.

Le malade meurt le 19 mai 1899.

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Observation VIII

Rapportée par M. Revilliod (Congrès de Montpellier 1898).

Frédéric M..., est encore un bel exemple de la survie que peut procurer le pneumothorax. Il entre à l'hôpital le 20 janvier 1897. C’est un homme de 33 ans, porteur de vastes cavernes du haut en bas du voumon gauche avecinfiltration du sommet droit. Il tousse, crache abondamment, fièvre hectique. Il va toujours déclinant.

Le 10 février, il fait un pneumothorax qui semble lui donner le coup de grâce. Maisil résiste; la toux, l’expecloration s'arrêtent.

La fièvre baisse jusqu’à l’apyrexie complète au bout de huit jours. Du liquide se forme. Nous siphonons le pus, l'air etles crachats qui coulent dans laplèvre, l’état général se remonte. Le processus tuberculeux est arrêté. |

Ce n’est que le 22 août qu'il meurt, non de la tuberculose, mais de l’épuisemeut dù à la longue durée et à l'abondance de la suppuralion.

Observation IX

Rapportée par M. Revilliod.

Jean-Marie H..., 37 ans, garçon de brasserie, alcoolique, a eu la scarlatine à l’âge de 26 ans.

En 1879, tumeur blanche du genou droit.

En 1894, amputation de la cuisse.

En 1895, grippe dans le cours d’une bronchite qui a débuté l'an-. née dernière, six mois avant l’amputalion.

Entre à l'hôpital, le 23 janvier 1895, pour sa bronchite. Fièvre tous Les soirs à 39°. Infiltration luberculeuse du sommet droit, frottements et craquements secs. Nombreux bacilles de Koch.

19 juin. — Pneumothorax droit. La fièvre vespérale, qui n'avait pas cessé, tombe spontanément à partir du 1° juillet.

9 juillet. — Liquide pleural, succussion. À mesure que la plé-

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vre se remplit, les signes du pneumo diminuent et disparaissent. Puis, le liquide lui-même se résorbe. Le murmure vésiculaire reparaît, On n'entend plus que de la rudesse au sommet. L'état général se remonte. Le poids, qui était de 46 kilogr. le 20 juillet, arrive à 90 kilogr. le 20 août.

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