‹ Contribution à l'Étude du Pyopneumothorax chez les TuberculeuxChapitre 9 sur 30 · H... part pour la campagne · texte numérisé non relu

H... part pour la campagne

8 janvier 1896. — On constate un épanchement pleural droit et

de l’induration des sommets. Pas de pneumo. Etat général sta-

tionnaire.

30 juillet, — Part pour la campagne.

26 octobre. — Troisième séjour à l'hôpital. Status ut supra. Pas

de pneumo, pas de signes cavitaires. Elat général bon, lequel se

maintient jusqu'au 1° mars. Cedit jour seconde perforation du poumon droit. Preumothorax qui s'accompagne bientôt de formation de pus dans la plèvre. Succussion entendue à distance, fièvre hec-

tique. Mort le 8 avril.

Remarquons la longue survie de cet homme, tuberculeux depuis 8 ans, qui a supporté pendant 20 mois un pneumothorax, lequel

s’est même guéri et qui n'a succombé qu'après une deuxièmeper-

foralion, à laquelle il a encore survécu cinq semaines. Pendant ces 20 mois, la tuberculose était latente, silencieuse apyrétique ; l'état général excellent, ct, si nous avons réintégré à deux reprises H... à l'hôpital, c'était pour l'observer de plus près, car il eût été capable de travailler aussi bien que n'importe quel amputé.

Observation X

M. Hérard (Congrès d'Alger 1881).

Le nommé Ferdinand P..., àgé de {7 ans, mécanicien, entré à l’'Hôtel-Dieu le 15 juillet 1880. La mère de ce jeune homme a succombé à une affection de poitrine et le père est tuberculeux. Lui-même a eu une enfance assez délicate. Depuis l’âge de 3 à

4 ans, l'oreille droite suppure.

Vers la fin du mois de mai 1880, à la suite de grandes faligues et d’un refroidissement subit, il commença à lousser et depuislors la toux n’a jamais cessé. Sèche au début, elle s’accompagna bientôt d’une légère expectoration séro-muqueuse, un peu plus tard séro-

re

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