CHAPITRE I
Action sur l’hydroarisylamide
L'action oxydante du réactif iode + carbonate de soude a été réalisée dans les mêmes conditions que pour l'hydrobenzamide :
35 g. d'hydroanisylamide sont dissous dans 250 ec. de ben- A on ajoute une solution de 30 g. de carbonate de soude Den dans 125 ce. d'eau, puis 5o cc. de solution d'iode au 1/5°. On agite fréquemment. Au bout de 24 heures, on observe l'apparition de fines aiguilles. On laisse en contact pendant un mois, en ajoutant par fractions à la liqueur vo g&. de carbonate de soude cristallisé et 125 cc. de solution d'iode au 1/5°. :
Au bout de ce temps on détruit l'iode en excès par addition de lessive de soude. On essore le composé formé, soit 11 8. On décante le benzène et on l’évapore. Le résidu'est constitué par un mélange de tri p-méthoxyphényleyanidine :
NC CSH#OCH?,, CHS 0, 3 CSH$C Nx
FX PA
à à —Cu,7. CHOCH,
et d'aldéhyde anisique ; on les sépare, après évaporation du solvant, par traitement à l'alcool qui enlève l’aldéhyde anisique et laisse encore 4 g. de cranidine.
Le produit ainsi obtenu est presque pur, On achève sa purification par cristallisation dans le benzène dans lequel il est un peu soluble à chaud (2 à 30/0 à lébullition), et pratiquement insoluble à froid.
La tri-p-méthoxyphénylevanidine ainsi obtenue cristallise en lamelles blanches fondant à 2240 (Francis et Davis donnent 2279). A froid elle est presque iusoluble dan$ les solvants usuels.
C'est un corps extrêmement stable: on peut le chauffer au-dessus de son point de fusion sans qu'il s’altère. Il est
soluble dans l'acide sulfurique concentré et peut être précipité par l’eau de sa solution,
Le dosage du carbone et de l'hydrogène nous a donné les résultats suivants : :
Substance 0,320 Eau 0,160 Gaz carbonique 0,842 Soit :
# Trouvé Calculé pour CAHAO#N5 C o/o 71,76 72,10 H o/o 5:55 5,26
HYDROLYSE DE LA TRI-PARAMÉTHOXYPHÉNYLCYANIDINE
g. de tri-paraméthoxyphényleyanidine est chauffé pendant 20 heures au bain-marie avec 4 ce. d'acide acétique et 5 cc. d'acide chlorhydrique, en tube scellé. Au bout de ce temps la décomposition est presque totale. À l'ouverture du tube, très faible pression. Le gaz qui se dégage brûle avec une flamme bordée de vert. Bien que nous ne l'ayons pas analysé, la présence d’acide paraoxybenzoïque implique qu'il est du chlorure de méthyle provenant de la saponification du groupe méthoxy, puis de l’éthérification par l’acide chlorhydrique de l'alcool méthylique mis en liberté.
Le contenu du tube est transvasé dans une capsule, évaporé au bain-marie. Pour chasser les dernières traces d'acide acétique, on délaye le résidu dans quelques grammes d’eau, puis on évapore à sec. ‘On répète jusqu'à disparition de l'odeur d’acide acétique. Il reste une masse jaune pâle que l’on épuise à l’eau. On enlève ainsi les bases à l’état de chlorhydrate.
La solution aqueuse est alcalinisée fortement par la soude épuisée à l’éther qui enlève une base forte se carbonatant à l'air et présentant les propriétés signalées par Tafel et
Enoch (1) et par Lossen (*) pour l’anisamidine :
20 a 4( 74 CHO CHÉC, (4 (1) Ne NH?
Hi) Tarez et Exocn, Ber. D. Chem. Ges., XXII, 103 (1890). () Lossex, Annalen, CCXCVN, 382 (1897).
Cette base, traitée par l’iode en présence de soude donne également un dérivé 1odé, l'anisiodamidine cristallisant en lamelles jaune paille fondant à 1170-1180.
Il se forme certainement dans la réaction un peu de paraoxybenzamidine. Nous n’avons fait qu'entrevoir ce composé qui n'existe pas en quantité suffisante pour pouvoir être isolé et étudié.
Les acides anisiques et paraoxybenzoïques restés insolubles dans l’eau sont séparés en utilisant la technique donnée par M. Bougault (!) par transformation de l'acide paraoxybenzoïque en rouge de Lautmann. Le mélange d'acides est repris par ? g. carbonate de soude et 100 cc d'eau. On chaufle au bain-marie bouillant et on ajoute de la solution d’iode de façon à en maintenir toujours un excès très net. Il se produit de suite un précipité rouge violacé volumineux. Quand l'absorption diode a cessé, on termine par une ébullition de 10 minutes à reflux.
Tout l'acide paraoxybenzoïque passe ainsi à l'état de rouge de Lautmann insoluble :
CSH2120 | | CSH2120
Le filtrat, débarrassé de son excès d’iode par le bisulfite de soude, acidulé par l'acide chlorhydrique, laisse déposer l'acide anisique (P. F. après purification 1852).