CHAPITRE III
Action sur l'hydropipéronalamide
On réalise cette action comme dans les opérations précédentes. On obtient la triméthylènedioxyphényleyanidine : N—C. —C6H302CH2 CHOCHHCA N N=C” —C6H302CH2
(1) J. Boucauzt, J. Ph. et Ch. (6) XXVNII, 145.
35 g. d'hydropipéronalamide sont dissous dans 750 cc. de benzène. On ajoute une solution de 30 g. carbonate de soude cristallisé dans 125 cc. d’eau, puis 50 cc. de la solution d’iode au 1/5°. Au bout d'un jour apparaissent des aiguilles trapues qui augmentent peu à peu. On laisse en contact pendant un mois en agitant fréquemment. On ajoute pendant ce temps 100 g. de carbonate de soude et 100 cc. d’iode au 1/58 par fractions.
On détruit l'excès d’iode par addition de lessive de soude. On essore le précipité formé. On décante le benzène et on le distille. Le résidu est repris par 5 fois son volume d'alcool qui enlève le pipéronal et laisse encore une certaine quanüté de produit cherché. On obtient ainsi 7 gr. de tri-méthylènedioxyphényleyanidine brute. |
On éprouve de grosses difficultés pour purifier ce produit en raison de son insolubilité presque complète dans tous les solvants usuels. Seule la pyridine permet de le purifier pratiquement. Après deux cristallisations dans ce solvant, on a un produit blanc et très pur.
La tripipéronylcyanidine se présente sous forme de fines lamelles blanches fondant à 265° (Davis donne 2660). Comme les cyanidines précédemment décrites ce composé est très stable.
Le dosage du carbone et de l'hydrogène nous a donné les résultats suivants :
Substance 0,270 Eau 0,0875 Gaz carbonique 0,842 Soit :
Trouvé Calculé pour C#H#O6N3 CG 0/0 65,8 65,3 Ho/o 3,6 3,4
HYDROLYSE DE LA TRI-MÉTHYLÈNEDIOXYPHÉNYLCYANIDINE
La triméthylènedioxyphényleyanidine résiste mieux à l’hydrolyse que les cyanidines précédemment décrites. On chauffe en tube scellé 1 g.de tripipéronyleyanidine
avec 5 cc. d'acide acétique et 4 cc. d'acide chlorhydrique pendant 12 heures à 1250. A l'ouverture du tube, pression assez forte. Le contenu du tube est transvasé dans une capsule et traité comme précédemment pour éliminer tout l'acide acétique.
Le résidu est repris par l’eau qui dissout les sels des bases en même temps qu’une matière colorante noire. La solution aqueuse est lavée à l’éther, concentrée à quelques centimètres cubes puis alcalinisée très fortement. On épuise à l’éther. Celui-ci, par évaporation, abandonne une base forte se carbonatant à l’air. C’est la triméthylènedioxybenzamidine :
NH NH?
Le trichloracétate de la base fond à 150°.
Traitée par l’iode en présence de soude, elle donne un
dérivé iodé fondant à 1399.