‹ Contribution à l'étude du redressement des clichés aériens et à la résolution de quelques problèmes connexesChapitre 26 sur 30 · A: ES · texte numérisé non relu

A: ES

(dans les limites où le coefficient K ne devient pas exagéré) de couvrir par cliché une superfice de territoire proportionnelle au carré de K et par conséquent: 1° de diminuer considérablement le nombre de clichés; 2° de réduire le temps du vol; 3° de nécessiter des travaux au sol plus larges et par conséquent moins onéreux.

Pressenti, d'autre part, par le Service Géographique de l'Armée, désireux d'obtenir des clichés dont l'échelle devait varier entre le 1/30.000 et le 1/40.000 pour l'établissement de la nouvelle carte de France au 1/50.000, nous avons depuis 1935 étudié de très près la délicate question des vols photogrammétriques à haute altitude et nous résumerons ici les conclusions de nos investigations.

Par vols à haute altitude nous entendrons ceux compris entre 3.500 et 8.000 mètres environ, la limite inférieure étant celle où l’état de l’atmosphère commence à modifier profondément les conditions du vol, la limite supérieure étant imposée par la discrimination des détails à figurer sur la carte. Atteindre une altitude de l’ordre de 6.000 mètres et y prendre une photographie n’est rien; y travailler normalement est autre chose! Les difficultés essentielles résident dans la dépression (action sur la respiration et sur l’organisme en général) et dans la baisse de température (jusqu’à —40° dans certains cas). Les difficultés secondaires tiennent au matériel volant, au matériel d'éxécution, à l’équipement du personnel, à la navigation, aux observations proprement dites. Ensemble, elles posent des problèmes très complexes dans les domaines technique, économique et pathologique et c’est l'examen de quelques uns d’entre eux qui fera l’objet de ce qui va suivre:

a) Préparation de la mission: Il y aura lieu dans la préparation de la mission au bureau, de tenir compte des facteurs suivants :temps global (montée +- travail + descente), possibilités physiques du pilote et de l'observateur, altitude à ne pas dépasser pour que le pilote reste maître de ses lignes de vol (10). Outre cette altitude on pourra évaluer avant le départ l’équidistance entre les lignes de vol; tous les autres éléments (temps devant s’écouler entre deux déclanchements successifs, cap, dérive) très variables à cause de l'instabilité des couches d'air aux hautes altitudes, se calculant par abaques « sur place >» en parcourant une base convenable, l'opération pouvant être réitérée s’il y a lieu.

b) Choix de l'avion: Le problème est le suivant: atteindre l’altitude moyenne de 7000 mètres avec une marge de 1500 à 2000 mètres, le chargeemnt se composant du pilote, de l'observateur (11) et du matériel; arrivé à cette altitude, être en mesure de travailler confortablement pendant 2 ou 3 heures; disposer d’une vitesse suffisante pour lutter contre les vents dont la vitesse varie généralement entre 50 et 100 km. heure, avoir le maximum de sécurité en ce qui concerne Îa résistance de l’avion placé dans les conditions météorologiques particulières à ces altitudes; le tout réalisé aussi économiquement que possible afin d’aboutir à des

10) A noter que cette altitude est bien au-dessous du «plafond théorique de l'avion».

11) L'automatisme intégral ne nous paraissant, pour le moment du moins ni souhaitable, ni réalisable, nous admettons la présence obligatoire d'un observateur ayant au moins quelques notions de restitution photogrammétrique.

prix de revient permettant de ne pas perdre dans le vol le bénéfice de la méthode photogrammétrique.

La difficulté est de concilier judicieusement ces éléments et la vamme des avions français actuellement sur Île marché permet difficilement d’aboutir à une solution satisfaisante. Deux types d'avions bimoteurs présentés précédemment (Caudron-Renault Goëland et Farman 431), auxquels nous ajouterons pour les vols compris entre 3500 et 6000 mètres le Simoun Caudron Renault, paraissent donner satisfaction. Conditions essentielles à remplir: Moteur à compresseur pour utilisation de toute la puissance du moteur dans un air raréfié, cabine spacieuse, confortable et chauffée, grande visibilité vers le sol et en avant pour le pilote et l'observateur.

COMPARAISON pes COURBES ve LDEBIT

SIMPLE MONTÉE sa

TRAVAIL PHOTOGRAHIQUE à = un nu nn è À À Gocomerres Ô

DEBIT (urress HEURE)

Page 1