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pas influencée par le développement, si les grains qui la constituent ont un diamètre négligeable par rapport aux plus petits détails que l'on veut discriminer, si sa sensibilité est en rapport avec les vitesses d’obturation et avec les lois de la lumière, ete. problèmes ardus à resoudre, les plus importants peut-être de la photogrammétrie et de la solution desquels dépend en particulier l'amélioration de la limite de précision numérique obtenue actuellèment en nivellement photo-aérien. Ce n'est pas tout ! Du point de vue économique on découvre certains aspects de la question auxquels s’attachent d’autres problèmes importants : nous citerons en premier lieu celui qui a trait à la manipulation des surfaces émulsionnées.
Amener une pareille surface exactement dans le plan focal d’un appareil photographique aménagé spécialement pour la recevoir n’est rien; reïterer l'opération plusieurs centaines de fois, à une cadence rapide et sans accrocs, devient très compliqué. On se tourne à cet effet, du côté des supports souples (pellicules) et on se heurte à leur instabilité; s’il s’agit de plaques on utilise des magasins de faible ou grande capacité dont le poids, l'encombrement, les déréglages sont très préjudiciables à la réussite de l’opération : Témoin le magasin Gaumont (non encore détrôné), du poids de 10 kilos, destiné à la manipulation de 12 plaques 18 X 24 (poids 1 kg. 3). Des conceptions nouvelles apparaissent heureusement et l’automatisme y tient une place prépondérante: la question cependant est loin d’être résolue.
Autre problème : Les émulsions spéciales. On connait les conditions météorologiques nécessaires pour obtenir avec des émulsions spéciales de bons clichés photographiques et on n’a aucune peine à en déduire le nombre annuel de journées favorables à l'obtention de ces clichés. Ce temps est très court et il faut l’utiliser au maximum; dans ce but, on met simultanément en chantier plusieurs avions et on s'arrange de telle sorte que le nombre de clichés-heure-avion soit maximum. L'emploi d’émulsions spéciales sensibles aux radiations infra-rouges (radiations qui, comme on le sait, ont la propriété de «percer la brume ») est de nature à améliorer considérablement ce chiffre. Les réalisations pratiques dans cet ordre d'idées sont encore bien faibles mais leur intérêt est si grand qu'elles méritent d’être suivies et encouragées sans réserves.
Et nous sommes amenés tout naturellement à constater qu'il ne suffit pas de prendre en un temps déterminé le plus grand nombre possible de clichés, puisque le rendement — digne objet de nos préoccupations — est aussi fonction de la superficie photographiée sur le cliché. Nous allons alors porter notre attention sur le choix de la longueur focale étudiée en connexion étroite avec l’échelle du plan, sur l’examen délicat du champ des objectifs et sur la conception des multichambres : problèmes d'actualité qui recoivent des solutions différentes suivant les tendances, les moyens, les buts de ceux qui les résolvent, mais qu'il importe de suivre attentivement, si l’on veut juger sainement et choisir judicieusement.
En résumé, les problèmes relatifs aux appareils de prises de vues aériennes apparaissent nombreux et complèxes. Comme ceux de la restitution, ils sont tributaires des précisions exigées et du rendement, notions antagonistes qui en compliquent la résolution, Il s'appliquent
Fig. 4. Lever au photo-théodolite d'une langue du glacier de Fendtchenko avoisinant le groupe du Garmo à 7500".
principalement : a) à la constitution même de l’appareil (bâti, objectif, obturateur) ; b) à son maniement (magasins); c) aux émulsions utilisées (intérêt particulier des radiations infra-rouges) ; d) à des études particulières sur le choix des focales, le champ des objectifs et sur une conception dérivée : la multichambre. Ils ont tous leur importance propre et si parfois, pour des raisons locales ou passagères, la Science ou l'Industrie en néglige quelques-uns, on ne tarde pas à constater les lacunes provoquées par ce manque d’homogénéité.
VII. — Il ne suffit pas d’avoir en main un instrument idéal pour obtenir de bons résultats; il faut encore savoir s’en servir. Certaines conceptions basées sur la subtitution totale de la machine à l’homme, tendent à contredire cette assertion; on en connait les effets. En matière de photogrammétrie, science neuve et hésitante, la question ne se pose même pas, et si quelqu'échauffé voulant jouer les « Jules Verne » nous dépeint parfois le règne imminent de l’automatisme intégral, on ne tarde pas à reconnaitre en lui un ignorant, un illuminé, ou un charlatan. En topographie on préconise d’associer intimement l'instrument,
l'opérateur, la méthode. Pourquoi la photogrammétrie — forme particulière de l’art du mesurage — échapperait-elle à cette règle ?
Les problèmes généraux de la prises de vues aériennes découlent évidemment des études suivantes : a) moyens de transports (aviation), b) préparation et éxécution des missions, études auxquelles s’attachent
nee
inplacablement les notions de rendement et de précision déjà mises en relief.
On sait en effet, que les difficultés inhérentes à l’aviation sont innombrables; elles teinnent à la climatologie (nuages, brumes, vents); aux terrains d'atterissage trop rares et généralement insuffisants, à lPinsécurité qui existe encore ,quoi qu'on en dise, malgré les progrès incessants réalisés en ce sens. Elles tiennent aussi aux types d’avions et au chiffre très élevé du prix-horaire. Klles résident dans la nécessité de réaliser strictement le programme que l’on s’est imposé par des vols de haute précision. Klles se compliquent considérablement dans le cas des vols d'altitude puisque des aménagements spéciaux (chauffage intérieur, respiration artificielle) interviennent. Et les problèmes qui en découlent sont ardus.
D'autre part, admettons bien définis le choix de l’appareil et celui des émulsions et supposons que l’on dispose de l’avion répondant le mieux aux besoins de la cause. Restent à préparer et à éxécuter la mission photographique. La préparation du vol est simple; elle s'appuie sur des relations élémentaires de géométrie se calculant à la règle ou par abaques et aboutit à la détermination d’éléments dont les principaux sont : altitude, équidistance entre les lignes de vol, temps entre deux déclanchements successifs. L’éxécution est un autre problème, car on n'évolue pas dans l’espace comme en automobile sur une place. La navigation aérienne de haute précision est difficile; l'instabilité de Pair et l’irrégularité de ses mouvements rendent pénible la marche d’avion; la dérive intervient qu'il convient de déterminer et de corriger; il faut compter avec Les remous, les chutes d'altitude, les variations du vent impliquant des modificitions de cap. Si l’avion marche correctement, c’est la question de luminosité qui intervient, le réglage de l’ouverture de l’objectif, fonction de cette luminosité et de la nature des émulsions, la nécessité d’interposer des écrans et de faire varier Les vitesses d’obturation ? Dans un autre ordre d’idées, il faut compter avec les vibrations de l’avion qu'il est difficile d’annuler complètement sans étude méthodique. Et d’une façon générale, disons qu’il faut prévoir et que la moindre lacune dans cet ensemble de mouvements ou d’opérations qui concourent à l’obtention d’un bon cliché aérien est de nature à tout compromettre.
En ce qui coucerne les photographies terrestres, nous avons montré qu'elles n'étaient qu’un cas particulier de la photographie aérienne, mais elles s’en détachent au point de vue exécution. Les difficultés sont d’un autre ordre, mais elles sont moindres. Elles ont un caractère plutôt topographique et l'instrument utilisé est le photothéodolite.
C. — OÙ SE SITUE LA PRESENTE ETUDE PARMI CES PRO- BLEMES GENERAUX? SON OBJET ET SES CONSEQUENCES PRATIQUES
Les clichés aériens, pris avec l’axe optique à peu près vertical, sont donc traités, soit séparement, soit par couples. Dans le premier cas, on opère un redressement (voir plus loin, chapitre II, la définition du redressement) et une mise à l'échelle de chaque cliché par voie de
ET
projection photographique (appareils utilisés: Redresseur Roussilhe, redresseur Zeiss, redresseur Wild). Dans le second cas, on reconstitue au laboratoire l’espace commun à deux clichés consécutifs et par application de propriétés diverses (observation stéréoscopique, double projJection, anaglyphes) on définit en x, y, z la position de points convenables de la surface du sol (appareils utilisés : stéréotopographe Poivilliers, Autographe Wild. stéréotopographe Bauersfeld-Zeiss, Aéro-cartographe Santoni, Appareils à double projection Gallus-Ferber et Nistri, Multiplex-anaglyphe Zeiss. :
Les problèmes qui seront traités ici appartiennent tous au premier cas; ils constituent une contribution à l’amélioration ou au développement de certains procédés de redressement. Nous avons été amené à les étudier parce que depuis plusieurs années, nous avons constaté que les problèmes de photo-topographie traitant de l'exploitation des clichés . aériens considérés isolement, quoique nombreux variés et utiles sont loin d’être tous résolus. Et si l’on examine le tendances qui se manifestent depuis quelques années, en France et à l’étranger, dans les méthodes et les instruments, on constate que ceux-ci sont négligés au profit de ceux basés sur l’observation des clichés par couples. C’est ainsi que les firmes Wild et Zeiss ont produit récemment chacune un redresseur excessivement bien construit, très précis, très maniable, comportant le maximum d’automatisme, mais ne mettant en relief aucune idée vraiment nouvelle de nature à vulgariser le procédé du redressement ou à rendre meilleurs les résultats obtenus. Il semble qu’actuellement on soit trop enclin à vouloir résoudre les problèmes «en force », à vouloir intercaler entre l’élément initial (la plaque) et l’élément final (le plan), — éléments d’ailleurs très près l’un de l’autre — trop d’organes intermédiaires optiques et mécaniques, c’est-à-dire trop de causes d'erreurs et aussi trop... d’argent. En quoi consiste le redressement d’un cliché? A la détermination de 2 quantités : l’inclinaison i de la ligne de plus grande pente et l'orientation © de cette ligne par rapport à l’image. C’est tout !… Ce
qu’il importe de chercher à notre avis c’est : 1° — un gain de précision sur les quantités i et © : 2° — une réduction de temps passés ; 3° — un matériel simple et peu coûteux.
Par contre, — et ceci pour nous guider, — enregistrons des résul-
tats. Constatons qu’actuellement en France on établit couramment et dans de bonnes conditions les plans photographiques quelles que soient les dénivellations du sol ; notons à l’étranger les remarquables travaux du Général NeNoNEN sur le redressement par vues de l’horizon et les efforts produits dans les Pays-Bas, avec le concours de la firme Zeiss pour tirer un meilleur parti des photographies redressées ; disons-nous que certains services techniques étrangers se tournent actuellement vers les méthodes préconisées dans le redressement et organisent des essais méthodiques. Chez nous, en particulier, on se livre actuellement (mois de Mai, Juin, Juillet 1937) à des expériences comparatives sur les applications de la photo-topographie dans les releveurs cadastraux : redressements et plans photographiques d’une part, stéréo-photo-restitution d’autre part. Incontestablement. ces expériences sont du plus haut intérêt car elles permettront de chiffrer, si elles sont poussées assez loin, des temps passés, des prix de revient, et, en outre, elles aboutiront vraisem-