LANCE
blablement à l’élaboration d’une méthode de travail pour le cas considéré. S'il nous est permis de faire ici, dans cette thèse, une prévision, nous dirons que nous croyons intéressante la méthode stéréophotogrammétrique à condition : 1° de signaler préalablement le parcellaire ou tout au moins une très grosse partie ; 2° d’envisager en même temps la définition de l’altimétrie. S'il s’agit d’une simple révision ou même d’une réfection comportant seulement la projection horizontale du parcellaire avec une bonne précision graphique, nous pensons qu’en rapidité, coût sécurité, la méthode du redressement, traitée sans fantaisie bien entendu et par des gens connaissant à fond leur métier, doive se révéler supérieure à la méthode de restitution des clichés par couples. ....Compte tenu de ce qui vient d’être dit, compte tenu aussi de nos besoins les plus immédiats, après nous être livré à une étude critique des méthodes et instruments de redressement (1) nous exposerons une solution du redressement qui à notre avis n’a encore été envisagée ni à l'étranger, ni en France. Voici d’ailleurs l’énoncé du problème traité : Comment se déforme au sol un segment de droite (de longueur constante sur le cliché) issu du point principal du cliché, suivant son gisement dans son plan pris par rapport à la direction des horizontales et suivant l'inclinaison de ce cliché ? Nous verrons comment après avoir étudié la loi de cette déformation, loi facile à représenter graphiquement par un abaque cartésien, l'opération du redressement pourra s’opérer simplement en utilisant par cliché 4 mesures linéaires évaluées avec une précision de l’ordre du 1/30 de m/m et en les confrontant, par l’intermédiaire de l’abaque, avec leurs homologues sur le terrain, déterminés par les procédés classiques de la topographie. Nous obtiendrons ainsi les quantités 1 et © déjà définies, quantités qui introduites dans un appareil de projection convenablement adapté permettront d’obtenir rapidement une photographie redressée du terrain, mise à l'échelle et contenant tous les éléments de la restitution, c’est-à-dire : Direction de la ligne de plus grande pente et image du pied de la verticale de l’avion. Avantages de cette conception : les 3/4 au moins du redressement opérés en dehors du laboratoire avec un matériel très peu coûteux; possibilité d'utiliser dans une seule pièce, et en pleine lumière, plusieurs opérateurs simultanément ; simplification et diminution considérable du nombre des appareils de projection ; gain de précision sur les quantités i et @ ; enfin vulgarisation de la méthode de redressement qui pourra être appliquée, non seulement par les entrepries spécialisées mais aussi par un certain nombre de topographes dont les travaux seront susceptibles de s’y adapter. Enfin, par nécessité nous serons amenés à donner quelques considérations personnelles sur la préparation des vols spécialement effectués pour ce genre de travaux, quelques considérations personnelles sur les vols à haute altitude qui ont pour effet de réduire considérablement le nombre de points à relever au sol.
1) Etude comprenant : a) généralités —b) esquisse d'ensemble de la méthode Roussilhe; c) Contribution à l'étude de la restitution photographique en terrain accidenté; d) de quelques conceptions de problème de la carte dans l'espace,