HISTORIQUE
Le passage, directement dans la circulation, des substances injectées sous pression dans l’urètre, autrement dit le reflux urétro-veineux, est une notion de date assez récente. En compulsant les travaux des auteurs depuis Reclus jusqu’en 1921, nous voyons que l’on ne mettait en cause que le pouvoir absorbant de la muqueuse urétrale. Les cas mortels observés au cours de l’anesthésie du canal ne réalisaient, dit-on, que le tableau d’une véritable injection intraveineuse de ce produit.
Au Congrès de Strasbourg en 1921, Chevassu et Rathery disaient : « que dans certains cas de fausses routes, de rupture partielle de lurètre ou tout simplement au niveau durètre, qu'une première exploration a fait légèrement saigner, l'injection intra-urétrale de l’anesthésique peut se trouver en partie pousser directement dans la circulation par une petite blessure faisant communiquer la cavité urétrale avec le système caverneux ».
Burden, un auteur américain, en 1924, utilisant l’urétrographie à liodure d'argent, déclarait que cette méthode n’était pas sans danger, « Elle ne doit pas être utilisée après cystoscopie, on ne devra pas exercer une trop grande pression par suite du danger d’extra-vasation à partir d’un urètre malade ».
I faut attendre jusqu’en 1926, le travail d’un auteur allemand, Practorius qui, détruisant la théorie exclusive de Pabsorption, mit en lumière la possibilité du R.U.V.
À la Société française d’Urologie, en août 1927, Moran (de Paris), en accord avec Marion, déclarait que les acci-