IX. — Centre urbain d'Oudjda
Au point de vue des eaux et du régime foncier, le centre-ville d'Oudjda comprend deux parties distinctes : r° le quartier de la Kasba qui est construit sur des terrains makhzen, et qui forme en quelque sorte le quartier 0ffciel; »° le centre de la ville.
Le quartier de la Kasba seul reçoit des eaux courantes, qui proviennent des tours constitués en habous. Quant à l’autre partie de la ville, elle ne reçoit aucune eau courante régulière, d'abord parce qu'il n’a été fait pour la ville non officielle aucune réserve sur la masse de Sidi Yahia, ensuite parce qu'il n’y existe aucune canalisation,
Avec le régime actuel des eaux, seuls peuvent avoir de l’eau courante parmi les habitants d'Oudjda, ville non officielle, ceux dont les fonds se trouvent sur la lisière, et en-! core ne peuvent-ils avoir cette eau qu'au jour le jour, en
l’achetant à la bourse.
Ce système, s’il peut se pratiquer pour l'irrigation de.
jardins ou des fonds agraires, est inadaptable au service d'une agglomération habitée, attendu qu'il fournit l'eau
de loin en loin et en grande quantité, tandis qu'une mai-
son d'habitation a, au contraire, besoin d’eau en perma-
nence et peu à la fois. Le Aussi la ville non officielle d'Oudjda est alimentée en.
eau exclusivement par des puits.
1° Règlement d'eau de Mogador (1).