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outre, elles peuvent présenter des troubles digestifs : des digestions lentes nauséeuses, de la constipation, de l’aérophagie et de l’aérocolie.
Mais ces troubles de l’état général ne seraient-ils pas dus pour une grande part à ce que, dans la majorité des cas, il s’agit de femmes qui ont'subi une castration ovarienne souvent bilatérale ?
L'examen de la malade, négatif habituellement, ne permet des constatations cliniques que dans deux Cas :
1° Lorsque les malades sont vues en période de crise. On note alors une légère contracture réflexe de la paroi. Quelquefois une douleur exquise aux points urétéraux classiques — au point urétéral supérieur surtout — parfois au point urétéral inférieur, et dans ce cas,on peut réveiller une douleur par le toucher vaginal.
20 Quand le rein est abaissé ou qu’il y a une hyÿdro-
néphrose notable. On peut alors sentir un rein dou-
loureux et augmenté de volume. Mais l’hydronéphrose tumeur est assez rare dans ces cas. Il s’agit bien plus souvent de la petite hydronéphrose douloureuse qu’on ne peut découvrir qu’en pratiquant une urétéropyélo-
graphie.
II. — Forme infectée à type de pyélonéphrite ou de pyonéphrose.
C’est une forme qui est également très fréquente.
Elle se traduit aussi par :
1° De la douleur. Celle-ci semble être encore plus accusée au moment des crises — peut-être parce qu'à
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Le (D la douleur urétérale, s'ajoute celle du rein qui est maintenant infecté, Elle est surtout vive dans la région | lombaire, et elle irradie le long de l’uretère. Mais elle n’est plus le signe are Elle me LE dans la règle de : : ER
20 Signes de cystite. Pollakiurie diurne ou nocturne, souvent les deux. Douleur à la fin des mictions. Urines troubles.
Le caractère essentiel de ces signes de cystite est qu’ils ne rétrocèdent pas par les lavages vésicaux. Ils ne sont améliorés que si l’on va drainer et laver la voie urétéro-pyélique infectée.
3 Les urines contiennent du pus et une flore microbienné variée. Généralement, c'est le colibacille qui prédomine. .
Les signes généraux sont constants. Ils complètent ce tableau de pyélonéphrite. Des frissons précèdent l'installation d’une température en clocher. Le pouls est rapide. La langue est sale. Une bouche sèche, de la soif matinale, des vomissements et parfois même des selles diarrhéiques traduisent les signes digestifs qui sont souvent accusés.
L'examen montre constamment que toute une région lombo-iliaque est douloureuse. Les rein est souvent gros et très sensible.
Il s’agit donc là d’une véritable pyélonéphrite dont le diagnostic doit être fait rapidement, car non traitée elle va aboutir au stade de pyonéphrose qui peut être définitif.
Notré ami le D' Roger PErTir, dans sa thèse, a bien insisté sur la fréquence des sténoses où des compressions urétérales au Cours des pyélonéphrites à colibacilles. Il n’a pu les guérir qu'en les traitant par simple
dilatation. En effet, le caractère commun de tous ces symptômes est de disparaître à la suite du drainage urétéral.
ALL Ill. — Formes cliniques.
Mais à côté de ces deux grands types cliniques qui, bien que schématiques, correspondent à la majorité des cas que nous avons observés, on doit citer quelques formes particulières :
: 1° Forme anurique, elle se produit générale-
ment dans les jours qui suivent l'opération. Nous en
rapportons deux cas. Les deux fois il y avait un rein congénitalement détruit. En outre on n'est pas bien sûr que l’uretère n’ait pas été lié ou coudé par le fil de péritonisation au niveau du pédicule lombo-ovarien. C’est diré que cette forme est des plus discutables. He | 20 Forme hématurique,nous en rapportons deux cas. On n'aurait pas reconnu leur cause si on n'avait pas pratiqué, de parti pris, une urétéropyélographie. 3° Forme cystalgique, de même c'est l’urétéropyélographie qui permet de trouver une cause à cette cystalgie postopératoire — alors que l’on a éliminé une colibacillurie (l’examen direct des urines, ou après culture n'ayant rien démontré) ou un trouble de la statique utérine (l'utérus le plus souvent a été enlevé).
4° Formes associées. a) À un calcul de l’urelère ou du bassinet, Nous en avons observé plusieurs cas. On discute alors pour savoir si c’est le calcul qui, primitif, a déterminé les troubles — ou si ce sont des lésions
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