‹ Contribution à l'Étude du Retentissement Urétéral Possible de Certaines Interventions Principalement Gynécologiques: (Les Blessures de l'Uretère Exceptées)Chapitre 34 sur 53 · OBSERVATIONS NORMALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS NORMALES

Observation 21 (inédite, recueillie dans le service hospitalier du Dr PraAT).

Sténose ou ligature urétérale droite consécutive à une hystéreciomie subtotale. Adhérences à gauche, mais pyélographie normale, après ablation de ces adhérences.

A... (Rose), 48 ans.

Eu 1919 a subi une hystérectomie subtotale pour fibrome, à l'hôpital Saint-Roch (D' R...).

Dans les suites, la malade a présenté une hématurie, et une rétention d'urine complète qui dura un mois environ, et qui nécessita pendant un mois l'usage d’une sonde à demeure.

Par la suite, incontinence d'urine intermittente avec douleurs à la miction, et vagues douleurs dans la région lombaire droite.

En 1928, la malade présente des douleurs abdominales surtout marquées à gauche, siégeant dans ie bas-ventre et au point paraombilical gauche,

En outre, petits troubles vésicaux intermittents surtout accentués la nuit (3 à 4 mictions), avec parfois, dit la malade, des urines troubles.

En 1929, a été de nouveau opérée Qi? B...) pour cystocèle et hémorroïdes ?

En 1930 (13 mars) vient nous consulter pour des douleurs

se (1e ee

qui siègent dans tout le côté gauche et qui s’accompagnent de petits troubles vésicaux.

Depuis six mois en effet, la malade ressent encore plus fortement qu'avant ces douleurs qui semblent avoir un caractère lombo-abdominal mais qui ne s’accompagnent que de troubles vésicaux minimes «et intermittents. D'ailleurs nous estimons qu'il faut être très prudent dans l'interprétation des signes donnés par la malade, car il s’agit d’une psychopathe, très imaginative et She présente un léger délire de persécution

Néanmoins, sur la demande de la malade, le 2 avril 1930, le Dr PrAT pratique une intervention : « Laparotomie médiane sous-ombilicale. Libération d'adhérences de l'intestin grêle à la vessie, l'intestin grêle aux vaisseaux iliaques et à l’uretère gauche. On fait une péritonisation de la zone décollée. L’uretère est bien visible et non adhérent dans cette portion. Le douglas est bloqué. Le rein gauche est plutôt petit. Appendicectomie ».

Suites opératoires normales. Notamment aucun trouble urinaire.

Le 26 avril 1930, nous examinons la malade. Ses reins ne sont ni perçus ni douloureux.

Une cystoscopie montre une vessie de capacité normale, mais extrêmement sensible (?) aux mouvements de l’appareil. Des suffusions sanguines sont disséminées sur toute la muqueuse vésicale, principalement au niveau du dôme vésical. Le col est également rougeûtre. Il existe des cornes vésicales très accentuées, malgré la distension. L’O.U. D. est bien vu. On le cathétérise avec une sonde n° 12. Mais à un centimètre environ, celle-ci bute et ne peut pénétrer plus avant malgré toutes les positions infligées à la malade. Un

incident d'éclairage fait remettre l’examen à une date ulté-

rieure.

Le 27 mai, la malade est revue avec l'assistance de notre ami le Dr GarzzaArD. On fait les mêmes constatations qu'à l'examen précédent : l'O. U. D. ne peut être cathétérisé à plus de 1 cm. ni avec une sonde n° 12, niavec une sonde

CH

n° 10, ni avec une sonde n°6. Par contre, à gauche, là sonde opaque pénètre facilement jusqu’à 6 m. 25.

Après injection d'iodure de sodium à 20 % on pratique une radioscopie qui permet de se rendre compte que :

1° La sonde urétérale droite est retombée dans la vessie.

20 Que la sonde gauche est bien en place (capacité du bassinet gauche : 5 cmc.).

On prend deux clichés radiographiques de l’uretère et du bassinet gauches, qui sont absolument normaux.

La malade, à laquelle, nous nous proposions par la suite, de faire une injection intra-veineuse d’urosélectan n’est pas revue ni retrouvée.

Observation 22 (inédite, recueillie dans le service . Dr PRAT).

Urétéropyélographie pratiquée après une hystérectomie totale un peu compliquée avec péritonisation haute. Clichés normaux.

D... (Lina).22 ans. #

En 1930 (15 juin) vient consulter pour : des crises douloureuses du ventre siégeant dans les deux côtés et s’accompegnant de pertes vaginales verdâtres abondantes. Ces douleurs existent depuis 6 mois environ.

Antécédents : deux enfants (en 1927 et 1929), métrite, aucun signe urinaire : urines claires.

Diagnostic : salpingite bilatérale pour laquelle on déeide une intervention sur la demande de la malade qui est une professionnelle de l'amour en maison close |!

Intervention le 21 juin (Dr Prar). « Hystérectomie totale. Kystes bilatéraux. Véritable bloc annexiel. Péritonisation haute. Drain. Mèche par le vagin. Bactépyophage ».

Suites opératoires normales. Aucun trouble urinaire.

Cependant, en raison : 1° des adhérences. 2° De la péritonisation haute, on pratique, de parti pris, une urétéropyélogräphie.

Le 5 juillet, la cystoscopie montre une vessie saine, sans déformation du plancher vésical. Les O. U. sont en situa-

tiorf normale. Ils sont tous deux cathétérisés facilement avec des sondes opaques no 12 que l’on monte jusqu'à o m. 25. Une fois la malade sur la table de radiographie, on injecte de chaque côté de l'iodure de sodium à 30 %. Capacité pyélique : 7 emc. de chaque côté.

Deux clichés sont pris, ils montrent des reins et dés uretères à contours normaux, en position normale.

Observation 23 (inédite, recueillie dans le service du Dr PRar).

Hystérectomie subtotale pour fibrome. Mais troubles uri: naires qui semblent antérieurs à l'intervention.

P... (Jeanne), 52 ans.

re à

Depuis 1903, cette malade a toujours souffert de la région lombaire gauche : douleurs intermittentes avec irradiation dans la fosse illiaque. Quelquefois brûlure à la miction.

En 1907 mêmes phénomènes, mais de plus on aurait trouvé du pus en abondance dans ses urines,

En 1924 (8 mai) vient consulter le D' PRrAT pour des douleurs abdominales et de la métrorragie. On lui découvre une fibromatose utérine pour laquelie elle subit une hystérectomie subtotale.

Les suites opératoires furent excellentes. Mais souvent encore la malade éprouve des douleurs lombaires gauches et une légère cystalgie.

En 1930 (mars) la malade fait une grippe à la suite de laquelle, dit-elle, son rein lui fait plus mal. On lui retrouve du pus dans les urines, à ce moment-là.

En juillet, elle vient nous consulter pour les mêmes troubles de la région lombaire gauche, pour de la brûlure à la miction, sans pollakiurie et pour des douleurs sacro-lombaires surajoutées,

À l'examen, nous nous trouvons en présence d’une psychopathe qui se plaint de partout, et à vrai dire la palpation des reins et des points réno-urétéraux classiques ne révèle rien d’anormal.

RE CR EE ET Te Eu

Le 93 juillet, nous pratiquons une cystoscopie qui montre une vessie et des orifices normaux. On cathétérise facilement l'O. U. D. avec une sonde ne 13, qui est introduite jusqu’à o m. 25. L'O. U. G. est plus difficilement franchi : ni une sonde n° 13, ni une n° 12 ne peuvent pénétrer à plus de 8 cm. Seule une sonde n° 11 arrive en raclant à franchir l'obstacle. On la pousse jusqu’au bassinet.

Les urines sont recueillies pendant vingt minutes environ. Le rein gauche secrète très insuffisamment, au point qu'on ne peut pratiquer ni un examen histobactériologique, ni un examen chimique. À droite, par contre, bonne élimination : rein excellent.

On pratique une urétéroyélographie, après injection d'iodure de sodium à 30 %. Capacité pyélique : 5 cmc. des deux côtés. Le cliché n’est pas net, carla malade a remué pendant la prise des deux épreuves.

À droite il y a une déviation régulière de l’uretère qui vient se placer sur toute la partie externe des 4° et 5e vertèbres lombaires. Mais le rachis par suite des mouvements de la malade est lui-même dévié.

A gauche, rien à signaler.

En somme, il ya peut-être à droite une légère déviation. Il existe peut-être, à gauche, une légère sténose révélée seulement par le cathétérisme.

Mais chez cette malade psychopathe, les antécédents urinaires semblent bien avoir existé avant l'intervention.

20 DILATATIONS URETERO-PYELIQUES

Observation 24 (inédite, recueillie dans le service du Dr Prar).

Dilatation urétérale droite, après hystérectomie subtotale.

P... (Anna), 21 ans.

En 1930 (22 janvier), vient consulter, salle Séméria, pour des douleurs dans le bas ventre, à prédominance droite,

s’accompagnant de pertes jaunâtres abondantes. Règles régulières, mais douloureuses.

Diagnostic posé, après examen : salpingite, appendicite.

Le 19 février, intervention (D' Prar) : « Hystérectomie subtotale pour pyosalpinx bilatéral, très adhérent à droite (pus bacillaire ?) Appendicectomie ».

Les suites opératoires immédiates sont bonnes. Elle commence un traitement par les rayons ultra-violets, le 10 avril.

Vers cette date, elle revient consulter pour de vagues douleurs dans le bas ventre et pour des troubles mictionnels légers : de la pollakiurie peu accentuée (5 à 6 fois le jour, 2 à 4 fois la nuit), quelquefois une légère douleur à la fin des mictions. Les urines sont parfaitement claires. Jamais d’hématurie. Jamais de douleurs lombaires. Aucun trouble urinaire antérieur.

Nous voyons la malade le 18 avril et nous pratiquons :

10 Une cystoscopie qui montre une vessie de capacité normale, avec un col vésical un peu hypervascularisé, surtout dans sa moitié droite. Les orifices urétéraux en position normale, sont d'apparence normale.

2° Un cathétérisme qui est fait séance tenante, à droite avec une sonde n° 12, à gauche avec une sonde n° 11. Seule, la capacité du bassinet droit peut être prise: 12 cmc. A gauche la sonde, qui n’a pas été vérifiée auparavant, semble être bouchée.

30 L’urétéroscopie montre que les sondes opaques vont bien jusque dans les bassinets, et qu'elles sont en situation normale.

& L'urétéropyélographie qui ne peut être faite qu’à droite (iodure de sodium à 30 %) montre :

Que le liquide a reflué. Le rein et l’uretère droits sont en position normale, mais l’uretère est un peu dilaté (Fig. no3).

À gauche, l’urétérographie sur sonde opaque ne montre rien d’anormal.

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Obeer dbon 25 (inédite, recueillie Es le. service du Dr PRAT)- ou

Dites da droite et. gauche avec peut-être déviation urétérale droite consécutive à une hystérectomie sabtotale.. à

Sc... Agnès, 24 ans.

En 1930, 25 mars entre salle Séméria pour des douleurs du ventre continuelles et pour des pertes jaunâtres.

Les douleurs sont surtout marquées à gauche. Depuis longtemps, la malade dit qu'elle présente de la métrite. Depuis trois semaines, elle est obligée de garder le lit avec de la glace sur le ventre.

En même temps, elle accuse de petits troubles urinaires qui consistent en : de la pollakiurie diurne (10 à 12 fois), pas de pollakiurie nocturne.La fin des mictions est douloureuse. Les urines sont claires. Jamais d'hématurie. 2 du côté des reins.

Les règles surviennent régulièrement mais ont une durée capricieuse (tantôt 5 jours, tantôt 10 jours).Elles contiennent parfois des caillots.

Le diagnostic posé, après examen est celui d'une saipingite double. On fait une réserve en ce qui concerne les annexes droites, en faveur d’un kyste de l'ovaire.

L'intervention, pratiquée le 8 avril (D' PrAT) consiste en : « Hystérectomie subtotale pour annexite bacillaire coexistant avec un kyste de l’ovaire droit. Appendicectomie ».

Les suites opératoires sont bonnes. Les deux premiers jours la malade éprouve de la douleur à la miction, mais pas de pollakiurie. Par la suite, au bout d’une quinzaine de jours, quelques séances de rayons ulira-violets Sont pratiquées.

Le 24 avril nous faisons un examen de l'appareil urinaire : les reins ne sont pas perçus, la palpation ne réveille pas de points douloureux. Les urines sont limpides.

Une cystoscopie montre une vessie de capacité normale mais qui est déformée. Il y a des cornes vésicales ; les ori-

fices sont très difficilement perçus : ils sont derrière des plis vésicaux verticaux et regardent vers l'extérieur. Leur abord par cathétérisme est assez difficile. Cependant qn arrive à pousser jusqu'à o m. 25 une sonde opaque n° 13 à droite, une n° 12 à gauche.

Une urétéropyélographie est faiteaprès injectiond’iodure de sodium à 20 %. La capacité des bassinets est identique : 10 cmc. de chaque côté. Malheureusement, la lecture des clichés, montre que l’ampoule a été mal centrée. On ne voit sur la plaque que les uretères. Les reins n'ont pas été pris.

L’uretère droit est dilaté et présente une double déviation à concavité externe: La première déviation siège au niveau du sacrum. La seconde siège au niveau de la 4 vertèbre lombaire avec laquelle l’uretère est presque en contact, Il semble qu’il y ait en outre, en regard de l’interstice des 17e et 2 vertèbres sacrées une légère sténose au-dessus de laquelle on voit une dilatation anormale (fig. 4).

A gauche, légère dilatation de l’uretère mais sans changement de trajet ni de calibre.

Dans cette observation, il est à noter qu'au moment de la prise des clichés on a retiré les sondes au fur et à mesure qu'on injectait Le liquide opaque.

Observation 26 (inédite, recueillie à la consultation des voies urinaires du service Civiale).

Dilatation urétéro-pyélique droite mais qui ne semble pas consécutive à l'hystérectomie subie par la malade. (Dilatation kystique de l'extrémité inférieure de l'uretère droit).

Mme G... (Hélène), 47 ans.

En 1930 (15 octobre), vient consulter pour des douleurs siégeant dans la fosse iliaque droite, presque permanentes, avec detemps à autre exaspération.

Ces huit derniers jours, la malade vient de ressentir une crise plus violente que d’habitude.Mais en plus,les douleurs ont été accompagnées de troubles urinaires : de la pollakiurie (toutes les heures, parfois même toutes les demi-

heures le jour. 3 à 4 fois la nuit). Les mictions s’accom* pagnent, au début et à la fin de brûlures. Les urines sont parfaitement claires. |

Antécédents. — En 1906, la malade a eu une crise analogue qui a duré 2 jours.On crut à ce moment-là à une crise d'appendicite, et le Professeur OMBREDANNE, alors à l'hôpital Boucicaut, pratiqua l’appendicectomie.

Depuis 1906, la malade a continué à présenter les mêmes troubles : douleurs à droite, et pollakiurie (5 à 10 fois le jours, moins souvent la nuit).

En 1929, elle a une crise plus longue qui dure huit jours. Les envies impérieuses d’uriner n'étaient satisfaites qu'après cinq minutes d'effort.

En 1930,(au mois d'avril) les mêmes troubles se sont reproduits, mais cette fois accompagnés de température (38°-390). Les urines auraient été troubles, mais elles n'ont pas été analysées.

Au mois de juillet la malade a été opérée pour un fibrome

de l’isthme et pour une salpingite droite très adhérente. On n’a pas pu péritoniser à droite par suite de la rétraction scléreuse du péritoine. Les suites opératoires ont été simples.

Néanmoins, l'opération n'a pas amélioré la malade au point de vue urinaire,puisque le 15 octobre, elle venait nous consulter encore pour ces mêmes troubles.

L'examen des reins est négatif. L'examen histobactériologique des urines montre que celles-ci sont aseptiques : ni pus, ni microbes.

Une cystoscopie montre que la vessie est de capacité normale, avec simplement de la rougeur diffuse du col.

Les orifices urétéraux sont situés sur un mamelon qui se continue avec une sorte de tunnel qui soulève la muqueuse vésicale, et correspond aux trajets urétéraux. A gauche, l’orifice est légèrement rouge. A droite, l’orifice est tout d'abord mal vu. Mais au moment de l’éjaculation d'urine on l'aperçoit gros comme une tête d’épingle,punctiforme. Quand il s’entr'ouve, il y a formation d’une poche qui se gonfle et au milieu de laquelle cet orifice est situé. Cette poche se rétracte, sitôt après l’éjaculation. Il s’agit très certainement

d'une petite dilatation kystique de l'extrémité inferieure de l’uretère droit. L

L'uretère gauche est cathétérisé facilement avec une sonde opaque n° 14.L’uretère droit ne peut être cathétérisé qu'avec une sonde biseautée n° 13 quijaccroche à l’entrée du méat rétréci mais passe bien par la suite. On recueille un échanüllon des urines de chaque rein dont l'analyse donne les résultats suivant :

Des hématies Des hématies Quelques leucocytes Quelques leucocytes Cellules rénales Cellules rénales Urée au litre........ 8 gr. 10 8 gr. 35

En somme, des reins équivalents.

La malade est ensuite conduite sous l’écran radiographique et après injection de collargol à 15 % (7emc.à gauche? 13 cmc. à droite), on prend un cliché de tout l'appareil urinaire qui montre :

A droite, un rein légèrement ptosé avec une petite hydronéphrose, et une dilatation urétérale avec fuseau lombaire.

A gauche, simplement un rein légèrement ptosé.

En somme, il s’agit d'une dilatation urétéro-pyélique droite, mais qui doit être antérieure à l’hystérectomie et qui peut s'expliquer par la dilatation kystique de l'extrémité inférieure de l’uretère constatée à la cystoscopie.

Observation 27 (inédite, recueillie à la consultation du service Civiale).

Dilatation urétérale bilatérale consécutive à une hystérectomie subtotale.

Mme C...(Yvonne), 34 ans.

En 1930 (6 octobre) vient consulter pour de la cystalgie (pollakiurie toutes les heures le jour, deux fois la nuit); des douleurs à la fin des mictions. ÜUrines parfaitement claires.

Ces troubles remontent à il y a un mois, et ils étaient plus accentués encore à ce moment-là. Jamais la malade n'a présenté d’hématurie. Jamais de douleurs lombaires.

Aves ; de 2 { LA Fr Ÿ MA No M AUS *:) L'AR f È Ç EN En \ L

En 1927 a subi une hystérectomie subtotale pour salpingite droite (Dr TurFIER). -

Actuellement l'examen : des reins est négatif. L'analyse histobactériologique des urines monire la présence de sang en petite quantité, quelques leucocytes,et quelques cellules.

Une cystoscopie ne montre absolument rien (compte: rendu du cahier de cystoscopie). :

On pratique des lavages à l’oxycyanure de mercure qui font disparaître la cystalgie.

Mais fin noyembre,la malade revient nous consulter avec des troubles cystalgiques identiques.

Le 6 décembre, on pratique une nouvelle cystoscopie qui montre une vessie déformée avec des orifices urétéraux asymétriques situés sur des bourrelets. Il semble qu'il y ait une ébauche de barre interurétérale.

Deux sondes urétérales opaques n° 13 sont poussées facilement dans ces orifices jusqu’à o m.20 environ. On recueille des échantillons des urines des reins séparés. L'analyse donne le résultat suivant:

à SRE Fr : R. G.

ang abondan Sang. Quelgq.leucocyte Nombreuses cellules Fes BTS a Urée au litre........ 18 gr. 48 17 gr. 97

Donc deux reins sensiblement équivalents.

Une urétéropyélographie pratiquée après injection d'urosélectan à 20 % de chaque côté (capacité pyélique équivalente : 8 cmc.), montre :

Des bassinets normaux avec des reins en place.

Une légère dilatation urétérale des deux côtés.

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| 3°SPASMES URÉTÉRAUX

Observation 28 (empruntée au travail de PETRESCU).

LE

Er EN - D. x 2 » Q 4 Q Spasme de l'uretère gauche consécuti Î à une ovariec-

JA MANSEENES % R::! (Henriette), 35 ans.

Cochin pour des douleurs du rein gauche.

Antécédents. — En 1926, opération pour un kyste intrali-

(très adhérent d’après ce que lui a dit lé Dr Manson, de l'hôpital Saint Jacques, qui à exécuté l'opération). Pas 4 d’hystérectomie. Quelque gêne à peine perceptible et survenant par crises, pas souvent répétées, dans le flanc et la région lombaire gauche, tout de suite après l’opération. :

En 1927, après quelques injections d’émétine contre sa dysenterie amibienne, la gêne s’accentue en prenant le caractère d’une douleur continue sans paroxysme, accompagnée d'une fièvre légère. |

Il y a un mois, la malade consulte le Dr BAyLE qui lui fait une cystoscopie. On trouve une vessie de bonne capacité, contenant des urines limpides. Quelques grumeaux flottent dans la vessie. Les orifices urétéraux sont extrémement difficiles à trouver, surtout le gauche. Du côté . droit, une sonde n° 14 monte facilement à o m. 25, Pas de rétention. Du côté gauche, impossible de pousser une sonde n° 14 qui bute à 3 cm. Seules des sondes olivaires n®% 9 ou 10 passent difficilement

Bactériologie U.T. : cellules épithéliales.

Azotémie : 0,44

H. Bordier 8

En 1928 (7 mars), entre au pavillon ALBARRAN à l'hôpital

pad — 14

Examen des reins séparés :

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