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valeur du rapport -&;-.
Aucun fait n'autorise à adopter une hypothèse plutôt qu’une autre. L’étude des échanges gazeux ne permet donc pas de formuler une conclusion en ce qui concerne le processus de l’assimilation de l'acide lactique par le B. subtilis.
J'ai alors fait la recherche du 2.3 butylèneglycol et de l’acétylméthylcarbinol dans des milieux peptonés additionnés de lactates. J’ai opéré dans des conditions très variées, de milieux de température et j’ai essayé des microbes divers du groupe du B. subtilis. Je n'ai obtenu que des résultats négatifs. On peut expliquer ce fait par deux hypothèses, comme pour le quotient respiratoire :
1° Ces bactéries ne donnent pas de 2.3 butylèneglycol et d’acétylméthylcarbinol aux dépens de lacide lactique qu'elles oxydent directement ou qu'elles utilisent par un autre processus.
2° Ces microbes donnent du 2.3 butylèneglycol et de l'acétylméthylcarbinol aux dépens de lacide lactique mais la formalion de ces composés est lente et ils sont oxydés au fur et à mesure de leur production. On ne peut donc pas mettre leur présence en évidence.
Mais aucun fait ne permet d'accepter la première hypothèse plutôt que la seconde.
L'étude de l’assimilation des lactates par les microbes du groupe du B. sublilis ne donne pas le moyen de démontrer que l'acide est un des termes intermédiaires de la fermentation butylèneglycolique, mais elle ne prouve pas que cela ne
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peut pas être. Elle montre que cet acide est assimilé, mais elle ne laisse pas entrevoir par quel mécanisme.
J'ai recherché également si le Z. lactis aerogenes ensemencé dans des milieux contenant de l’acide lactique ou des lactates pouvait donner du 2.3 butylèneglycol ou de l’acétylméthylcarbinol. Je me suis servi d'une bactérie isolée du lait par M. Ruor.
Une trop forte acidité entrave le développement du Z.{lactis aerogenes. Ainsi pour étudier son action sur l'acide lactique, jai ajouté cette substance peu à peu. J'utilise un milieu minéral peptoné à 0,5 o/o. Je mets r00 ce. de ce milieu dans un flacon d'Ercenmeyer de 250 cc. Le microbe travaille donc à la fois comme aérobie et anaérobie. J'ajoute au début o cc. 2 d’acide lactique stérile. Je mets les cultures à l'étuve à 30°. Le microbe pousse bien. Au bout de 24 heures je fais aseptiquement, une nouvelle addition de o cc. 2 d’acide lactique stérile. Je continue à ajouter ainsi de cet acide par petites portions chaque fois que le milieu est devenu neutre. Je peux ainsi, en dix jours, mettre jusqu’à 1 cc. environ d’acide lactique dans 100 cc. de culture. J'ai analysé de ces milieux à des âges divers et en aucun cas je n’ai pu trouver de 2.3 butylèneglycol ou d'acétylméthylcarbinol. Cependant le microbe avait pris un développement plus intense que dans un bouillon témoin identique mais sans acide lactique.
J'ai étudié également l'action du B. lactis aerogenes sur le lactate. de soude à r et 2 0/0, le lactate d'ammoniaque et le lactate de chaux à la même concentration. J'ai opéré dans des conditions diverses, mais dans tous les cas, alors que j'ai constaté que ces sels favorisaient le développement du microbe, il m'a été impossible de mettre en évidence la formation du 2.3 butylèneglycol et de l’acétylméthylcarbinol.
Mais comme pour le B. subtilis et les microbes voisins, ces essais négatifs avec le B. lactis aerogenes ne prouvent pas que
Lemoigne 6
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l'acide lactique ne puisse pas subir la fermentation butylèneglycolique.
En effet, d’autres variétés de ce microbe auraient peut-être permis de constater la synthèse du 2.3 butylèneglycol ou de lPacétylméthylcarbinol aux dépens de l'acide lactique et, même si cela n’était pas, on peut très bien admettre la formation de ces corps et leur destruction simultanée.
Donc l'étude de l’action du Z. subtilis et du B. lactis aerogenes sur les lactates ne permet de formuler aucune conclusion au sujet du rôle que peut jouer l'acide lactique dans la fermentation butylèneglycolique sous l'influence de ces bactéries.