‹ Contribution à l'étude du sarcome de la parotide (sarcome pur)Chapitre 8 sur 13 · Ou bien il y a récidive du néoplasme · texte numérisé non relu

Ou bien il y a récidive du néoplasme

A. Guérison complète. — Nous n’avons pas un seul fait probant. Les malades qui ont été suivis longtemps sont précisément ceux qui nous présentent des récidives.

Mais il faut distinguerentre la guérison vraie et la cure opératoire , comme le dit si bien le professeur Verneuil. Eh bien, la cure opératoire a toujours été obtenue, nous n’avons pas un seul fait de mort à enregistrer après l’intervention chirurgicale, bien que plusieurs de nos observations soient antérieures à l’avènement de la méthode antiseptique.

B. Généralisation. — Les cas de généralisation qui amènent fatalement la mort sont rares, nous n’en trouvons que deux sur un total de 27 faits.

G. Récidives . — Les récidives sont certainement très fréquentes, beaucoup plus que ne semblent le faire croire nos observations. Il y a malheureusement trop de malades qui n’ont pas été suivis.

Mais il est un fait que nous tenons à mettre en lumière; c’est qu’on rend dans bien des cas service au malade en tentant l’opération, et cela rend moins sombre le pronostic en somme, très grave, du sarcome pur de la parotide.

A part un cas de récidive immédiate, que nous constatons obs. XXV (sarcome mélanique), nous pouvons rapporter certains faits qui prouvent jusqu’à l’évidence ce que nous avançons.

Dans l’observation VII i la récidive n’a lieu que cinq ans après l’opération.

Dans l’observation IX le malade au bout de deux ans, n’offre pas trace de repullulation.

Dans l’observation XI le malade reste guéri pendant dix-huit mois.

Dans l’observation IV le bénéfice opératoire se maintient pendant un an.

Ces quatre faits méritent d^être pris en sérieuse considération et quand le diagnostic précis, autant qu’il peut l’être cliniquement, de sarcome de la parotide a été fait, le chirurgien ne doit pas rester les bras croisés, il est de son devoir de proposer l’intervention au malade.

Trop souvent l’acte opératoire est, de par la négligence même de celui qui est atteint, entrepris trop tard. Nous avons cherché à établir que le sarcome pur se comporte au début, comme une tumeur bénigne et nous croyons que si l’intervention avait lieu à ce moment, les résultats seraient meilleurs et qu’au lieu d’avoir simplement des cures opératoires à enregistrer, on pourrait observer des guérisons complètes.

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