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vidu dans les meilleures conditions possibles pour résister à la marche envahissante de cette redoutable affection. À
La radiothérapie a-t-elle une action plus heureuse ? Il semble que oui, du moins dans certains cas où le mal ne semble pas encore être en pleine voie de généralisation. C’est ainsi que nous signalerons le cas d’une femme âgée de soixante-dix-neuf ans entrée dans le service de M. le docteur Peugniez à Amiens . vers Pâques 1905 atteinte d’un volumineux sarcome mélanique de la joue. En cinq mois de traitement la tumeur a fondu presque complètement, ne laissant à sa place qu’une sorte de trame fibreuse épaisse comme une pièce de à francs à surface circulaire avec quelques prolongements étoilés. Au centre est restée, mais très réduite, la tache violacée noirâtre qui existait beaucoup plus étendue avant le traitement. La malade qui a été revue en juillet 1907 ne présente aucune trace de récidive.
Quant au traitement par le radium, nous n’en connaissons pas de cas.
Pour un grand nombre de chirurgiens cette affection constitue le type le plus parfait du noli me tangere. Tel n’est pas cependant l'avis de quelques chirurgiens : Berger, Pamard entre autres qui pensent qu’une intervention large faite avant l'infection de l’organisme et entourée de toutes les précautions propres à empêcher une inoculation opératoire pourra sauver la vie du malade. Ces cas sont certainement une infime minorité.
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En tout cas si l’intervention est décidée, il faut la - faire aussi large et complète que possible, Et même dans ces conditions la récidive et la généralisation
plus ou moins rapides sont malheureusement la règle (obs. I, IV, V).