SYMPTOMES IMMÉDIATS
Quel que soit le mécanisme qui ait présidé à de tels arrachements, quelle que soit aussi l'étendue de la perte de substance, ces plaies présentent un certain nombre de symptômes constants.
I y a douleur, il y a hémorragie, mais ces deux symptômes n’ont pas l'intensité qu'on pourrait supposer après un tel traumatisme.
Quoique la région péricranienne comprenne un grand nombre de filets nerveux sensitifs, la douleur ressentie par la blessée est ordinairement faible: elle accuse une sensalion de pincement aigu mais très bref, ou bien une sensation de pesanteur. Fimmel rapporte même Île cas d’une femme qui ne s’aperçut qu'elle venait d’être scalpée par le volant d'une machine qu'à la sensation de froid qu'elle éprouva à la tête.
Nous devons d’ailleurs ajouler que ce cas vraiment extraordinaire fut observé en Amérique.
Cette analgésie relative qui contraste avec la gravité du traumatisme serait, d'après M. le professeur Guermonprez,
sous la dépendance de l’extrème rapidité avee laquelle la seclion nerveuse est produite. |
Elle ne peut également s'expliquer par le choc qui accompagne quelquefois le traumatisme, puisque ce choc est souvent absent.
À une plaie aussi étendue dans une région aussi Vascularisée devrait correspondre une hémorragie abondante, il n’en est rien. :
L'hémorragie est minime, ce n’est point une hémorragie en Jets, mais en gouttelettes.
Cela tient probablement à ce que les artères temporales, occipitales et les auriculaires font elles-mêmes leur. hémostase grâce à l'inégalité de résistance de leur tunique, d’après le mécanisme indiqué dans notre court exposé d'analomie pathologique.
Cependant une fois il fallut lier la temporale.
Voyons comment un {el traumatisme réagit sur l’état général de la malade.
Dans un certain nombre d'observations nous relevons que la malade conserve pleine conscience de ce qui se passe autour d’elle, elle conserve son entière connaissance et témoigne d’un grand calme Hess, avec laffolement de son entourage.
Mais le plus souvent la malade tombe dans un état de shock et de stupeur accentuée. « L'hébétude devient plus ou moins prononcée, les paroles sont lentes et allanguies, le visage pâlit, les lèvres se décolorent, le pouls se précipite et la-soif apparaît. » (Fouchard.) ;
Si le traumatisme a été violent, s’il existe des lésions concomitantes de contusion cérébrale, c’est-à-dire si le traumatisme a porté sur la boîte cranienne, les phéno-