‹ Contribution à l'Étude du ScorbutChapitre 10 sur 19 · OG4EE · texte numérisé non relu

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bras, c’est sur les membres supérieurs que les hémorrhagies sont les plus fréquentes, et sur un seul d’entre eux, si le travail exécuté ne met

en œuvre que l’un des bras. »

OBSERvATION II (Personnelle).

Il s’agit encore du malade de Observation I.

Un an après sa première atteinte de scorbut, cet ouvrier chaisier (Voir Obs. I.) perd l’aîné de ses enfants, à la suite d’un accident (février 1894).

Quelques jours après, pris d’une grande lassitude, il est obligé de cesser son travail, mais sans s’aliter ; malheureusement je ne pus assister au début de sa maladie.

Cependant quelques jours après, Je fus mandé auprès de lui.

Mon malade, de son chef, s'était appliqué un vésicatoire sur la région antéro-interne de la cuisse droite pour faire disparaître des douleurs qu'il avait dans le genou et la hanche.

Il ne s'était pas formé une plaie, mais autour de la place où avait été appliqué le vésicatoire, il s'était produit une très large ecchymose de couleur vineuse et qui faisait tous les jours des progrès.

Je n’eus pas de peine à constater les symptômes du scorbut.

A la cuisse gauche (région antéro-interne), ecchymose de la largeur de la paume de la main.

Gencives gonflées, molles, saignant au moindre contact; une petite plaque ulcérée au niveau d’une dent cariée ; quelques dents sont ébranlées, mastication un peu douloureuse, salivation un peu abondante. Pas de fièvre, pas d’albumine, rien au cœur, rien aux poumons. |

Le malade à pu me retracer assez bien sa maladie. Le début a été une grande faiblesse, quelques jours après surviennent les altérations

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