DESCRIPTION DU SCORBUT ATTÉNUÉ QUI EST ACTUELLEMENT LE PLUS
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FRÉQUENT. — Nous ne décrirons que ce que nous avons observé.
« Aujourd'hui le scorbut est réduit aux accidents buccaux « avec ou sans pétéchies. » (Jaccoun, page 1073, tome II 1877.)
Dans une première phase, on observe de la lassitude qui s'empare subitement du malade ; un teint terreux dénote un état général altéré; il faut ajouter une constipation opiniâtre ; nous l’avons rencontrée chez tous nos malades.
Souvent ce sont là les seuls symptômes de cette première période ; cependant la plupart du temps surviennent les altérations des gencives qui sont tuméfiées et saignent av moin dre contact; mais nous n'avons jamais vu ces altérations aller jusqu’à ia nécrose du maxillaire, jusqu’à la destruction du plancher de la bouche. Un autre symptôme observé quelquefois dans cette première période, c'est une éruption papuleuse due à une infiltration sanguine dans le bulbe pileux et sous l’épiderme avoisinant.
Nous avons toujours remarqué qu'un ou deux Jours après cette petite infiltration sanguine apparaissaient des ecchymoses. Leur apparition marque le début de la seconde ou dernière période. |
Ces ecchymoses se présentent sous l'aspect de plaques violacées, qui passent avant de disparaître par une série de couleurs, verdàtre, jaune de plus en plus clair. Ces ecchymoses siègent généralement aux membres inférieurs, elles peuvent débuter par le membre supérieur. (Voir Obs. I'et à la fin, théorie de Jaccoup).
Les indurations scorbutiques sont peu fréquentes ; elles reconnaissent la même cause que les ecchymoses, seulement dans les cas d’induration la suffusion sanguine est intermusculaire. Elles sont le siège de louleurs assez vives, calmées par la flexion.