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Toutes nos observations montrent que nous n'avons jamais vu de fièvre, rien au cœur, pas de bruits de souffle vasculaire, rien à l'appareil pulmonaire et à l'appareil nerveux ; du côté de l'appareil digestif, constipation, mais jamais de diarrhée ; jamais d'albumine dans les urines.
DES DIFFÉRENCES ENTRE CES DEUX FORMES DU SCORBUT. — Dans ce scorbut atténué, qui est de beaucoup le plus fréquent, nous n'avons jamais vu des hémorrhagies de l'intestin, vessie, estomac, poumons, utérus ; jamais vu de syncope, jamais de diarrhée (lientérique, CuaLver), jamais d'épanchements, pas de tumeurs des os; la périostose scorbutique décrite par d'Ornay nous est inconnue; nous dirons de méme de la nécrose maxillaire, de la destruction du plancher de la bouche; nous ignorons également ce qu'est le Pemphigus scorbutique de BéHiER. Ë
Diagnostic. — «Les symptômes que présente le scorbut sont tellement tranchés, qu'il est difficile de confondre cette maladie avec d'autres états morbides. » (Rey).
Nous ne le confondrons pas avec les diverses cachexies dans lesquelles on ne trouve ni ecchymose, ni induration, ni ces profondes altérations des gencives. Jamais on ne le confondra avec la chlorose et l’impaludisme.
Avec le purpura. — Ces deux affections, scorbut et purpura, peuvent avoir beaucoup de ressemblance. Eliminons tout d'abord le purpura consécutif aux pyrexies ; c’est-à-dire le purpura symptomatique apparaissant dans le courant de certaines affections, telles que : fièvres éruptives, typhoïdes, tuberculose aiguë, rhumatisme. Nous en dirons de même de la maladie de Werloff, à début brusque, précédée de fièvre (le scorbut est à début lent et est apyrétique), de plus, dans le purpura, pas de stomatite fongueuse, pas d'induration: le purpura n’a pas les mêmes causes.
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Nous ne confondrons pas le scorbut avec les diverses stomatites où il y a de la fièvre; mais en tout cas, jamais dans les stomatites 1l n’y a cette lassitude, ce piqueté, ces douleurs, ces ecchymoses, symptômes fréquents du scorbut.
Pronostic. — Tous les cas que nous avons observés n'ont jamais entraîné de complications; c'est donc une affection relativement bénigne; nous n'apprécions que les cas de scorbut vus par nous en Vendée.
Traitement. — Il est prophylactique et pharmaceutique.
Surveiller l'hygiène ; légumes frais (cresson, oignons, pommes de terre) etc., etc.
« Donnez des vivres frais et des légumes verts à profusion; les moins chers sont les meilleurs, parce qu'on les a en quantité plus grande. » (Linp.)
Contre la gingivite ulcéreuse et la stomatite : applications de jus de citron, d'acide chromique, de teinture d’iode, gargarismes chloratés et poudre de quinine.
Contre la constipation : des laxatifs.
Enfin, on peut employer les toniques, tels que vin de quinquina, des spiritueux.
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