‹ Contribution à l'étude du Séminome de l'OvaireChapitre 10 sur 28 · PA TUMEUR · texte numérisé non relu

PA TUMEUR

10 Siruclure générale. — La structure générale est le plus souvent en nappe diffuse, avec en certains points des amas de cellules entourés par des travées conjonctives. Un caractère assez curieux et assez fréquent est la dissociation plus ou moins marquée des cordons néoplasiques par le stroma conjonctf, ce fait, décrit par Peyron, réalise un aspect cylindromateux.

Souvent les cellules sont agencées en longues travées plus ou moins épaisses, séparées par un stroma conjonctif plus ou moins important, ce qui donne à la Lumeur un aspect alvéolaire et l’a faite décrire sous les noms de sarcome ou carcinome alvéolaire.

Tandis que, dans quelques tumeurs, le stroma est impor- Lant, épais, avec quelques éléments cellulaires dispersés, dans d’autres, au contraire, 1l est réduit avec une prolifération considérable de cellules néoplasiques, ces faits sont interprétés par quelques auteurs (Fauvet, Peyron) comme étant la marque d’une plus grande malignité.

Dans des formes rares, les cellules sont dispersées en masses multilobées conservant la configuration des cordons médullaires. Exceptionnellement, on peut également observer dans le séminome typique en nappe diffuse des cavités tubuliformes ou ramiliées bordées d’un épithélum prismatique représentant des vestiges wolifiens du rete. Enfin, dans des cas intermédiaires entre la tumeur séminifère maligne

AO des

et l’adénome testitulaire, Peyron a décrit des formes pseudopapillifères, endothéliformes et des formes pseudo-sarcomateuses à cellules fusiformes, ces variétés ont été observées dans le séminome du testicule du chien et du taureau par Peyron, Montpellier et Poisson.

20 La cellule. — a) Cytoplasma. — Le corps cytoplasmique présente des limites nettes qui lui donnent le plus souvent une allure polygonale par pression réciproque. La cellule est de grandes dimensions (Grosszellige Karzinom), le cytoplasme est peu important par rapport au noyau, 1l apparaît finement réticulé avec une zone de condensation juxtanucléaire dans laquelle Chenot a mis en évidence un centrosome; la zone externe est plus foncée, car 1l se produit à ce niveau une condensation protoplasmique; Peyron, en 1922, a décrit dans la cellule du séminome un cristalloïde intraprotoplasmique, mais, à son avis, 1l est extrêmement rare de l’y trouver. Le protoplasme peu acidophile semble clair sur les préparations, cela tient à un défaut de fixation ou à une grande fragilité due à une surchage en glycogène; ce dernier apparaît, après coloration par la méthode de Best, uniquement dans les éléments néoplasiques, comme Brault l’a montré pour toute tumeur maligne à développement rapide. Ménétrier et Pevron mettent en garde contre une mauvaise fixation qui, en faisant disparaître les limites cellulaires. donne une fausse apparence réticulaire.

b) Noyau. — Le noyau est volumineux, il représente « un tiers de la masse cellulaire » (Chenot), de forme arrondie, son diamètre pour Chevassu est de 12u et pour Heïberg il varie entre 6u et 13 u 5. Il se colore bien par l’hématoxyline, sa membrane nucléaire, assez épaisse, est rarement plissée; le réticulum chromatique fin (Chenot, Masson, Hoche) se condense tantôt en un nucléole central, plus souvent en ? ou 3 nucléoles basophiles. Il est fréquent de rencontrer des cinèses, mais toujours elles sont peu nombreuses.

30 Le stroma. — Le stroma, comme nous l'avons vu, est

ses d'abondance variable; il est constitué d'éléments conjonetifs, fibres et cellules fixes triangulaires, il contient de nombreux vaisseaux sanguins fragiles qui se rompent facilement, expliquant la fréquence des hémorragies intra-tumorales. Ce stroma, qui montre une réaction plus ou moins hyaline, est remarquable par linfiltration Iympho-conjonctive qu'il présente d’une facon constante, il s’agit surtout de lymphocytes. Cette infiltration trompa Malassez qui décrivit le séminome sous le nom de lymphadénome; elle est différente de l’infiltration lymphatique accidentelle que l’on note dans quelques embryomes ; dans le séminome, pour Peyron, celle résulte d’une action morphogène exercée par la lignée souche sur le stroma rappelant celle des cordons génitaux sur l’éminence sexuelle ».

40 Plages de nécroses el cellules géantes. — Il est fréquent d'observer, dans le séminome, des zones hémorragiques et des zones de nécroses, en particulier dans les volumineuses tumeurs, notons que la tumeur est souvent bosselée à cause des rétractions cicatricielles après sclérose des portions où se sont produites des hémorragies ou des nécroses.

D’après Masson les éléments Iymphoïdes du stroma prennent, parfois, les caractères épithélioïdes ou même, par coalescence, forment des cellules géantes qui dissocient le parenchyme tumoral en le nécrosant. Ces formations cellulaires géantes (symplasmic, de Novak) donnent, parfois, une impression de processus tuberculeux, quelques auteurs allemands ont rapporté des cas de ce genre (Kermauner en 1925); Schiller a étudié cette question à propos de deux cas de séminome ovarien; dans l’un d’eux, la ressemblance avec une lésion tuberculeuse était frappante : cellules géantes avec nombreux lymphocytes et cellules épithélioïdes, ajoutons que, dans tous ces cas, toutes les recherches relatives à la tuberculose ont été négatives. Se basant sur les recherches récentes de laboratoires montrant que la réaction typique tissulaire de la tuberculose est produite par des substances grasses, Schiller pense que de semblables principes gras peuvent être

he

le résultat de la dégénérescence des cellules du séminome, et donner lieu à une réaction identique.

Quoi qu'il en soit, nous nous contenterons d'admettre cette notion, à savoir qu'il est possible de rencontrer de telles cellules géantes dans les zones de nécrose du séminome. Mais on peut aussi trouver de semblables format ons cellulaires dans Ces parties Fin conservées de la tumeur, comme nous le signalons dens noîre observation.

Page 1