‹ Contribution à l'étude du Séminome de l'OvaireChapitre 20 sur 28 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Les néoplasmes ovariens sont en général &£rès malins et la période des «5 ans de guérison » s’observe dans 10 à 15% des cas (Lynch). Il v a cependant, pour Novak, certaines formes de tumeurs ovariennes qui sont moins défavorables; c’est le cas pour le séminome, Île folliculome et l’arrhénoblastome. Le séminome doit, à ce point de vue, se placer entre le folliculome et l’arrhénoblastome qui est relativement bénin.

Nous pensons que la malignité du séminome ne peut faire de doute, quoiqu'il puisse y avoir beaucoup de variations individuelles suivant les cas. La gravité du pronostic tenant à la tendance envahissante de cette tumeur, à la rapidité de l’atteinte ganglionnaire et à la fréquence des métastases. Pour Hoche, les formes à métastases Iÿmphatiques sont moins oraves, les lésions pouvant évoluer après plusieurs années en donnant des tumeurs métastatiques énormes (6 ans dans le cas de Béclère); n’atteignant que peu l’état général, par contre, les formes avec infiltration locale pelvienne auraient une évolution plus rapide.

En se basant sur les données anatomo-cliniques, on peut envisager trois groupes de séminomes de malignité différente.

a) Un premier groupe comprend les cas dans lesquels la tumeur garde sa capsule intacte sans extension au delà de l'ovaire ; le pronostic sera relativement favorable bien que les chances de récidives ne puissent être évitées en aucune facon.

b) Un deuxième groupe d’un pronostic grave comprend Îles cas de séminomes avec envahissement massif des autres viscères et formations pelviennes.

c) Un troisième groupe est caractérisé par Pabondance des

métastases, métastases ganglionnaires et viscérales plus tardives, ces dernières accompagnent les formes les plus malignes. Par contre, les métastases ganglionnaires n’entraîneront pas un pronostic fatal.

Comme l’a fait remarquer Hoche on ne peut savoir l’évolution d’un séminome abandonné sans traitement, puisque le diagnostic à toujours été fait seulement après ablation de la tumeur. D'autre part, la radio-sensibilité du séminome ovarien identique à celle de son homologue testiculaire permettrait de prévoir une transformation du pronostic, aussi pensons-nous qu'il convienne de résumer, à la fin du chapitre thérapeutique, l'influence du traitement sur l’évolution de cette néoplasie.

Pour donner un aperçu de la malignité du séminome, voici la statistique des 45 cas que nous avons observés :

Suites inconnues : 11

Guérison de moins de Ï an : 10 Guérison de plus de 1 an : 14 Guérison de plus de 3 ans : 3 Décessnrv0

Nous avons cherché quel était le nombre de décès pour chacun des groupes envisagés plus haut :

1° Tumeur encapsulée, 24 cas : pas de décès;

29 Envahissement local, 6 cas : 3 décès.

39 Métastases nombreuses, 15 cas : 8 décès.

En résumé, le séminome de l’ovaire est bien une tumeur maligne comportant, par ses métastases fréquentes, un pronostic sévère.

Le pronostic du séminome, comme nous l’avons signalé pour le diagnostic, trouvera une aide précieuse dans les renseignements fournis par les tests biologiques. La baisse de la prolanurie, sous l’influence d’un traitement, est un des meilleurs éléments de pronostic favorable; en ce qui concerne le séminome du testicule, pour Ferguson la réaction devient négative dans un délai de quelques mois. La persistance ou

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l'apparition précoce ou tardive d’une réaction positive, après traitement, doit faire songer à une récidive locale où à lPapparition de métastases, bien avant que la clinique ne puisse les dépister. Ces faits doivent rester valables pour l'ovaire, et 1l sera toujours utile de suivre la prolanurie dans les cas de séminomes ovariens en cours de traitement et après celui-ci.

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