INDICATIONS DE LA RŒNTGENTHÉRAPIE
L'irradialion est le 2€ Lemps du traitement du séminome; ne pouvant être préopératoire, elle est le complément, indispensable de lPintervention chirurgicale.
Après une exlirpalion complète, sans métastases apparentes, 1l faudra recourir à elle, dès que la nature séminifère
en
de la tumeur aura été reconnue par le laboratoire. En effet, les ganglions peuvent ne pas être perceptibles, mais renfermer déjà des cellules néoplasiques, la métastase est latente et se développera ultérieurement. Il vaut mieux irradier, en utilisant dans ce cas des doses plus fortes pour arrêter l’essaimage, on ne risque pas l’intoxication par fonte rapide, puisque les colonnes cellulaires sont peu importantes.
Après une exérèse incomplète, 1l reste du tissu néoplasique adhérent, ou des adénopathies lombo-aortiques inopérables, l’irradiation s'impose; elle sera faite trois semaines environ après l’opération, dès que les tissus incisés seront devenus adultes e£ peu radio-sensibles, pour éviter le risque de désunion de la cicatrice. [l sera utile de suivre la prolanurie qui évolue parallèlement aux métastases.
En cas de récidives la rœntgenthérapie doit toujours être appliquée, mais souvent les récidives où métastases, même des territoires non irradiés antérieurement, sont moins sensibles ou même réfractaires à l'effet cytocide des rayons.
Traitement curiethérapique.
Curiethérapie locale. — Cette méthode a été utilisée par Doubrèse pour une récidive locale de séminome de l’ovaire, avec guérison depuis D ans. On pourra l’employer dans les localisations pelviennes en suivant la technique de Mallet : irradiation des culs-de-sac vaginaux à l’aide de 10 mmgr. de Rae, filtrés par 2 mm. de platine, placés dans un colpostat en caoutchouc épais de 8 mm.; les applications ne devront pas dépasser une durée de huit jours.
Télécuriethérapie. — On peut la conseiller dans les récidives, en cas de radio-résistance, pour changer de méthode. Résultats de l’irradiation.
L'apport de la radiothérapie ne semble pas avoir beaucoup modifié l'avenir des malades. Cerbains, comme Neumann et Szathmary croient à une action décisive de la rœntgenthéra-
pie et parlent d’un pronostic favorable; d’autres comme Dworzak et Klaften ont nié l'efficacité des radiations.
Les survies notées ont été les suivantes :
Hoche : 6, 8, 10 ans.
Kleine : 7, 16, 24 ans.
Rosselet : 3, 9 ans.
Murphy : 2, 5,3 ans.
Le traitement ainsi compris peut assurer une survie appréciable, mais le pronostic du séminome doit rester sombre. Si les métastases peuvent fondre « comme neige au soleil », sous l'influence de l’irradiation, il n’en reste pas moins vrai que les malades ne sont pas à l’abri de récidives locales ou de métastases à distance dont la radio-résistance progressive entratnera une échéance fatale. Comme Mathieu l’a écrit, «le séminome garde une évolution redoutable ».