FIGURE
(Grossissement : 320.)
Vue d'ensemble montrant de haut en bas le stroma collagène très épais, un amas lymphoiïde et une nappe de cellules tumorales.
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phoïdes, on note même la formation de cellules géantes. Les vaisseaux cheminent dans le stroma et manquent au milieu des nappes de cellules tumorales,.
La morphologie de ces cellules, leur richesse en glycogène, l'abondance des lymphocytes dans le stroma sont les caractères essentiels d’un séminome.
ETIOLOGIE
Le séminome de l'ovaire est considéré par la plupart des auteurs comme une tumeur rare, dans la statistique de Lecène il n’y à que 3 séminomes sur 63 observations (Moulonguet);: Adrian, dans sa thèse, a relevé 6 séminomes sur 506 tumeurs de l’ovaire, soit : 1,2%; pour Frankl pourcentage à peu près semblable : 2%. En réalité, le séminome est plus fréquent qu'il ne paraît et depuis qu’on le connait mieux, les observations se sont multipliées. Beaucoup de tumeurs de la classe du séminome ont été autrefois décrites sous des appellations diverses, exemple : 2 observations de Werdt publiées par Babès dans son étude sur le folliculome, d’après leurs caractères anatomo-cliniques, 1l s'agissait de séminomes; autre exemple : Béclère rapporte 2 observations de Walthard et 2 de von Franque de tumeurs ovariennes avec métastases très radiosensibles.
Moins fréquent que le folliculome, le séminome est plus commun que l’arrhénoblastome et que la tumeur dite de Brenner. Pour Novak sa fréquence comparée à celle du folliculome est trois fois moindre. Même ordre de grandeur pour Frank] qui rapporte 6 cas de séminomes et 19 de folliculomes.
Buschbeck résum ait à 64 cas ceux qui étaient connus en 1936, et bien que Gentil ait prétendu que 17% des tumeurs ovariennes malignes primitives devaient être des séminomes si les examens histologiques étaient correctement faits, il ne nous semble pas que la statistique mondiale actuelle doive dépasser 100 observations.
La notion de l’âge est un facteur éliologique et diagnostique important, c’est, nous semble-t-il, avant tout, une tu-
riche
meur de l’adolescence, rejoignant ainsi opinion de R. Meyer qui l’a nommée « Carcinoma puellarum ».
Hoche a noté la grande fréquence au voisinage de la puberté et de la ménopause, 9 cas de 15 à 25 ans. Kleine en rapporte 7 de 15 à 24 ans. Pour Meyer, cette tumeur se rencontre surtout dans la 2e et 3€ décade.
Notre statistique, sur 45 observations, donne le pourcentage suivant :
DeÆ0tàa 16 ans. OPCas soitelo 2 NME OPEN ERRERERE RS 23 cas —52% OUI) ADS... 9 cas — 20% Aude tite tan JC
Les extrêmes étant représentés par les cas de Rendu (6 ans) et Gerson (9 ans) d’une part, et ceux de Muller (66 ans) et d’Horand et Fayol (69 ans) d'autre part. Alors que l’âge moyen du cancer est en général vers la cinquantaine, celui du séminome doit être fixé aux environs de 20 ans, notre malade était âgée de 18 ans.
Les auteurs allemands Meyer, Klaften, Wallis ont insisté sur la fréquente apparition du séminome chez les pseudohermaphrodites et chez des femmes à développement sexuel retardé; on peut admettre ce fait, car le séminone du testicule est la tumeur la plus fréquente des cryptorchides, de même le séminome de l’ovaire peut être celle des pseudo-hermaphrodites; Meyer, en 1925, réunissait 27 cas de ce type. Mais à mesure que les observations de séminome sont publiées, il semble de plus en plus évident que l'apparition de cette tumeur se fasse surtout chez des femmes dont le tractus génital est normal, pour notre part, dans 37 cas, nous n'avons noté de retard ni d'anomalies du développement génital. Nous reviendrons sur ces considérations dans l’étude clinique.
Bien qu’on ne puisse parler de causes déterminantes dans l'étiologie d’un néoplasme, Hoche émet cependant lhypo-
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thèse d’un déséquilibre humoral, en particulier des hormones sexuelles, l’âge avancé de quelques-unes de ces malades lui suggère l’idée « d’une suppression du frein hormonique ovarien qui avait jusque-là maintenu à l’état embryonnaire des éléments mâles ».