‹ Contribution a L'Etude du Séro-Diagnostic du CancerChapitre 4 sur 23 · RE RES · texte numérisé non relu

RE RES

l'heure actuelle, d’une exactitude suffisante pour préciser un diagnostic clinique hésitant.

D'ailleurs, la technique de la réaction est délicate et compliquée, et cette méthode ne semble pas susceptible d'entrer dans la-pratique journalière des laboratoires.

La fixation du complément.

Ravenna (1), Simon Chas et W. S. Thomas (2), Tedeschi (3), Sampietro et Tesa (4), Sistro et Jona (5) ont utilisé comme antigène un extrait de tissu néoplasique, et obtenu avec le sérum de cancéreux un pourcentage élevé de réactions positives.

Weinberg et Mello (6) n’ont qu'un cinquième de résultats positifs.

De Marchis (7) confirme leur opinion.

Guillot et Daufresne (8), W. Barratt (9), Livi et Puntoni (10) n’obtiennent que des résultats négatifs.

Caan (11) sur 85 cas de cancer confirmés par l'examen histologique a obtenu 35 fois une réaction posilive.

Fœrster (12), Boas (13) admettent que le séro-dia-

(1) Ravea. Accademia medica di Padova, 8 décembre 1906.

(2) E. Simon Cas ET W.-S. Tomas. Journal of Experimental medicine, 1908, n° 5.

(3) Tensscmi. Gazetta degli Ospedali e delle Cliniche, 1907, n° 9.

(4) SamrrerRo ET Tesa. Annale d'Igiene sperimentale, 1908, f. 4.

(5) Sisrro Er Jona. La Clinica medica italiana, 1909, n° 5.

(6) Wenger ET MeLro. Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer, 20 décembre 1909.

(7) De Marcais. Le Sperimentale, 1910, f. 6, p. 969.

(8) Guizcor Er DAUFRESNE. Bulletin de l'Association française pour l'étude du cancer, 7 janvier 1910.

(9) W. Barrarr. British medical Journal, 5 novembre 1910.

(10) Lrvi er Punroni. Revista critica di Clinica medica, 28 janvier 1911.

(11) Caax. Münchner medizinische Wochenschrift, 4 avril 1911.

(12) FœrsrTer. The Lancet, 24 juin 1911.

(13) Boas. Die Wassermansche Reaktion mit besonderer Berücksichtigung ihrer Klinischen Verwertbarkeit, Berlin 1911.

LETAO TES

gnostic du cancer calqué sur la réaclion de Wassermann ne peut, à l'heure actuelle, être d'aucune utilité pratique.

Von Dungern (1) a employé comme antigène un extrait acétonique de globules rouges de paralyliques généraux; le sérum à examiner est alcalinisé par le carbonate de soude et chauffé une demi-heure à 54°. Dans ces conditions, la réaction s’est montrée positive 91 fois sur 102 cas de cancer, ei négative dans tous les cas de contrôle (quatre-vingt-douze) d’affections diverses non cancéreuses.

Petridis (2) considère la réaction de Von Dungern comme ayant une réelle valeur pratique.

Edzard (3) oblient 10 réactions positives sur 28 sérums non cancéreux.

Odway et Kellert (4) n’observent pas de différence entre le sérum des cancéreux et celui des sujets normaux Ou alteints d'affections quelconques.

Bruggemann (5) oblient 18 fois une réaction négative sur 18 cas de tumeurs diverses.

F. J. Fox (6) a obtenu 210 fois, sur 215 cas de cancer, une réaction négative.

K. Hara (7) a essayé comme antigène 44 substances diverses (acides gras, pepsine, glycogène). Avec des solutions de maltose et de phénolphtaléine, les résultats

(1) Vox DUNGERN. Münchner medizinische Wochenschrift, 1919, n° 2, 20 et 50. (2) Perripis. Lyon Chirurgical, 1°r février 1913.

(3) EbzARD. Berliner klinische Wochenschrift, 1919, n° 53.

(4) Opway Er KeLLERT, The Journal of medical Research, juillet 1913.

(5) BRUGGEMANN, XX Congrès des Laryngologistes allemands, Stuttgard, 8 mai 1918. ;

(6) F.-J. Fox, Medical Record, 16 août 1913.

(7) K% HarA. Deutsche medizinische Wochenschrift, 1913, n° 52 et 1914, n° 10.

le

se seraient montrés supérieurs et donneraient 100 p. 100 de réactions positives avec le sérum des sujets atteints de cancer.

En résumé, la divergence des résultats obtenus et la diversilé des antigènes employés semblent ôter à la méthode de fixation du complément toute valeur spécifique pour le diagnostic de cancer.

Page 1