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RÉACTION DE LA MÉIOSTAGMINE

Au contact d’un antigène convenablement choisi, il se produit dans un sérum renfermant un anticorps des modifications physico-chimiques et, en particulier, un abaissement de la tension superficielle qui peut être mesuré par l'augmentation du nombre de gouttes fourni au stalagmomètre par un poids déterminé du sérum examiné. C’est sur ce principe que repose la réaction de la Méïostagmine décrite par Ascoli et Izar (1).

Dans l'application de leur méthode au séro-diagnostic du cancer, Ascoli et Izar utilisèrent comme antigène un extrait de tumeur, et obtinrent dans les cas de cancer, un pourcentage de réactions positives d'environ 93 p. 100, avec des écarts de II à V gouttes. 103 cas de contrôle avec des sérums non cancéreux fournirent 102 résultats négatifs.

St. d'Estle (2), Castiglioni (3), d'Ascoli et Tedesco (4), Slabilini (5), de Agostini (6), Slammiler (7) fournissent également des statistiques probantes.

(4) AscoLr ET IzAR. Munchner medizinische Wochenschrift, 1910, n°° SHTUS, 22 et 41. :

(2) Sr. D’Esre. Berline: klinische Wochenschrift, 9 mai 190.

(3) CasriGLionr. L'Ospedale maggiore, 1911, n° 2,

(2) Tenesco. Wiener medizinische Wochenschrift, 1910, n° 96,

(5) SrABILINI. Berliner klinische Wochenschrift, 1910, n° 32.

(6) De AGOSTINI, Biochimica e Terapia sperimentale, anno II. — Medizinische Klinik, juillet 1910.

(3) SraMmLer. Munchner medizinische Wochenschrift, 12 septembre 1911.

Leidi (1) a 16 réactions positives sur 20 sérams cancéreux et 22 réactions négatives sur 24 sérums non cancéreux; mais il a obtenu aussi des réactions positives dans des cas de pneumonie, de diabète, de cirrhose atrophique du foie.

. Les résultats obtenus par Mayoral (2), Rosenberg (3), Ishiwara (4), Burmeister (5), Pinkus (6) sont contradictoires.

Micheli et Catoretti (7) ont utilisé comme antigène un extrait pancréatique de chien; la réaction était positive dans 17 cas sur 18 tumeurs malignes, el négative dans tous les cas de non cancer. | Kohleret Luger (8), Ferrari et Urizio (9) employërent des extraits acétoniques de lécithines; ils obtinrent des réactions positives dans 80 p. 100 des cas de tumeurs malignes, mais le pourcentage est aussi très élevé (55 p. 100) dans la grossesse.

Roosen et Blumenthal (10) ont 97 p. 100 de résultats positifs dans le cancer; mais il en est de même dans la grossesse, l’ostéomyélite, le diabète. PES

Fraser (11) obtient des réactions positives avec l'extrait pancréatique comme antigène en présence de liquide céphalo-rachidien, de liquide d'ascite, d'hydrocèle,

(1) Las Berliner klinische Wochenschrift, 1911, n° 88. (2) MaAvoraL. Revista de Medicina y Cirurgia practicas, 28 décembre 1911.

(3) RosengerG. Deutsche medizinische Wochenschrift, 12 septembre 1911.

(4) IsaiwaraA. Zentralblatt fur Bakleriologie Parasiten und Infektionskrankheiten, 1913, p. 30. :

(5) Burmeister: The Journal of infections Diseases, mai 1913.

(6) Pivkus. Deutsche medizinische Wochenschrift, 1912, p. 55.

(7) Micuezx er CarorertTi. Pathologica, 15 août 1910.

(8) Koucer er Lucer. Xlinische therapeutische Wochenschrift, 17 février 1913.

(9) Ferrart Er Urizio. Wiener klinische Wochenschrift, 1918, n° 16.

(10) Roosen er BLuMENTHAL. Deutsche medizinische Wochenschrift, 1914, n° 12

(11) Fraser. The Lancet, 28 février 1914. '

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d'épanchement pleural, même de nature non cancéreuse.

Izar et Caslellana (1) ont préparé un nouvel antigène, mélange d'acides linoléique et ricinolique dilué dans l'alcool méthylique, avec lequel ils obtiennent une forte proportion de réactions positives dans les cas de cancer; les réactions positives seraient rares dans les

affections non cancéreuses.

La réaction épiphanique.

Si l’on met en présence dans un tube un antigène et un anticorps spécifiques, une solution d'hydrate de baryte et une solution d'acide sulfurique rigoureusement équivalente, on constate après un certain temps une modification d'équilibre; le milieu primitivement neutre devient acide, et l’on peut apprécier l’intensité de la réaction par le nombre de gouttes d'une solution de soude nécessaire pour obtenir une réaction alcaline (coloration rosée à la vhénolphtaléine). Tel est le principe de la réaction épiphanique proposé par Weichhardt (2).

Cette méthode a été appliquée au séro-diagnostic du cancer par divers auteurs : d'Este (3), Duse (4), Tedesco (5), Verson (6), von Angerer (7).

(1) Pathologica, 1 octobre 1922.

@) WeiCHHARDT. Berliner klinische Wo:henschrift, 1908, n° 20. — Deutsche medisinische Wochenschrift, 1911, n° 4. :

(3) D’Esre. 1! Corriere sanitario, 1 mai 1910. - (à Duse. La Clinica Chirurgzica, 30 juin 1912.

G@) Tepgsco. Wiener klinische Wochenschrift, 1910, n° %. * (6) VERSON. Wiener klinische Wochenschrift, 1910, n° 30.

(7) Vox ANGERER. Münchner medizinische Wochenschrift, 31 décembre 1912.

Jozsa et Takeoka (1) disent avoir obtenu 80 p. 100 de résultats positifs dans les cas de néoplasmes.

Rocchi (2), Burmeister (3) ne reconnaissent aucune spécificité à la réaction et la rejettent comme moyen de

diagnostic

Les anticorps anaphylactiques.

Pfeiffer et Finsterer (4) injectèrent dans le péritoine d'un cobaye 4 centimètres cubes du sérum d’une malade alteinte de cancer du sein. 48 heures après, le même cobaye reçoit dans le péritoine 4 centimèlres cubes du suc de la même tumeur. Le cobaye présente un abaissement de la température qui tombe à 34 degrés.

Mais Ranzi (5), Weinberg et Mello (6), Kelling (7), Elias (8), observent le même phénomène en préparant l'animal avec du sérum non cancéreux.

Isaja (9), Wolfsohn (10), n'ont pas oblenu le choc anaphylactique avec du sérum cancéreux.

La réaction n'offre rien de spécifique.

(1) Jozsa ET TAKEOKA. Deutsche medizinische Wochenschrift, 1914, n° 12.

(2) Roccuar. Riforma Medica, 1911, n° 2%8.— Bolletino delle Scienze mediche, octobre 1912.

(3) W.-H. BurueisTer. The Journal of Infeklions Diseases, mai 1918.

(4) PFETFFER ET FINSTERER. Wiener klinische Wochenschrift, 1909, n°+ 98 et 29.

(5) Rawzr. Zeitschrift fur Immunitatsforschung und experimentelle Therapie, 1909. $

(6) WeInBeRG ET MELrLo. Bulletin de l'Association française pour l'élude du cancer, 1910.

(7) KezziG. Wiener klinische Wochenschrift, 1910, n° 12.

(8) Ezras. Beitrage fur Karzinom/forschung, 1910, f. 2.

(9) Isasa. Policlinico sezione chirurgica, juillet 1910.

(10) Wozrsoux. Archiv. fur Klinische Chirurgie, 30 août 1913.

De

La réaction de précipitation.

Salomon (1) prépare des lapins par des injections de fragments de tissu néoplasique en suspension dans l'eau physiologique. Le sérum de ces lapins possèderait le pouvoir de précipiter le sérum des cancéreux.

Weill et Braun (2) préparent une émulsion de lécithine dans l'alcool, qui précipiterait le sérum des cancéreux dans la proportion de 45 p. 100 des cas de cancer; mais la réaction s’observe aussi avec le sérum des syphilitiques.

Schenk (3), sur 70 cas de cancer, n'observe que 8 réactions positives.

E. Freund et G. Kaminer (4) emploient un extrait cancéreux débarrassé de matières albuminoïdes par ébullition en présence d'acide acétique. Cet extrait précipiterait le sérum des sujets atteints de cancer dans 45 cas sur 94.

Weinberg (5) n’a eu que des résultats inconslants.

E. Weil et H. Braun ont constaté des réactions positives avec le sérum de sujets indemnes de cancer.

En résumé, les diverses réactions de précipitation n’offrent pas de caractère spécifique. |

(1) SAzoMow. Société de médecine interne de Vienne, 13 décembre 1906. — Wiener medizinische Wochenschrift, 1907, n° 3.

(@) Wei Er BRAUN. Wiener klinische Wochenschrift, 30 avril 1908.

(3) F. ScHeNk. Munchner medisinische Wochenschrift, 1909, no 28. — Wiener klinische Wochenschrift. 1914, p. 529,

(4) E. FREUND Er G. KAMINER. Wiener klinische Wochenschrift, 1910, n° 34.

(5) WEINBERG. Conférence internationale pour l’étude du cancer, Paris, 5 octobre 1910.

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