ANNE
Lg
chée en position inclinée, tête basse. VAYSSIÈRE y attache une très grande importance et soutient qu’un escabeau sous les pieds du lit est parfois supérieur à toutes les transfusions et médications tonicardiaques (Vays-
SIÈRE, cité par VIGNES et CHATAIN).
En même temps, on la réchauffera par tous les moyens et on ramènera le sang périphérique vers le cœur par la compression des membres à l’aide de bandes élastiques et du ventre à l’aide d’une sangle abdominale.
Ceci fait rapidement, on passera au traitement proprement dit : une parenthèse à propos de la morphine : faut-il faire une injection de morphine ? DE Bovis et MAGNIN, se basant sur leur expérience de la guerre 1914-1918, la préconisent d’une façon constante dans le choc traumatique. La morphine est pour
eux le meilleur sédatif de l’ébranlement nerveux qui
frappe les filets sympathiques des plexus solaire et
mésentérique.
FuNcx Brentano rapporte une observation de la dernière guerre qui confirme ces idées. Il s’agit d’un sous-officier allemand amené dans son service en état de choc après un broiïiement de l’extrémité supérieure de la jambe droite; ce blessé saigné à blanc par un traumatisme extrêmement grave a conservé un exceilent état général : pas d’agitation, pas de douleurs, pas de trémulations; il demande simplement une irans-
fusion.
L’amputation de la cuisse au tiers inférieur est parfaitement supportée et les suites opératoires sont des plus simples. FUNCK Brentano attribue ce succès thérapeutique à l'injection de morphine pratiquée peu de temps après la blessure par le médecin de l’unité.
Enfin de nombreux cas observés par les chirurgiens militaires lors de la retraite de Dunkerque témoignent en faveur de l’utilité de la morphine dans le choc traumatique.
Nous pensons que, par analogie, la morphine peut être utile dans le shock obstétrical. La facilité de son emploi légitime son essai. SCHICKELÉ rapporte d’ailleurs un cas de choc obstétrical dû à lintensité des contractions utérines post partum et guéri par une injection de morphine (cité par VIGNES et CHATAIN).
CREYSSEL et SUIRE préconisent l’anesthésie du sinus carotidien qui agirait par décharge d'hormones cortico-surrénales. L'avenir pourra établir l'efficacité de
cette méthode en tout cas simple et inoffensive.
Le traitement du choc obstétrical comporte deux indications principales. La première est de lutter contre la vasodilatation périphérique par les analeptiques cardio-vasculaires ou sympatho-mimétiques. À côté de l’adrénaline, de Îa sirychnine et de l’éphédrine racémique (éphétonine), nous accorderons une place prépondérante à la pressédrine. Cette dernière a l’avan-
tage d’avoir une action plus prolongée que celle de
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