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aussi sur l’analogie des états de shock traumatique et de shock anaphylactique : « On peut admettre, écrit il, que l'analyse raisonnée du shock est la même qu'il soit occasionné par l'hémorragie, la narcose ou l'injection intraveineuse d’un colloïde ». se Le syndrome shock $e retrouve encore dans les seplicémies suraiguës, là où de grandes doses de toxines
. peuvent être rapidement absorbées par une surface telle
que le péritoine: perforations viscérales, appendicites toxémiques, etc... Albert Berthelot a établi que des ptomaines peuvent se former par action sur/le sang de microbes protéolytiques et acidaminolytiques, susceptibles de se trouver associés dans les plaies de guerre. Or, certaines de ces ptomaines injectées sous la peau déterminent de la vaso-constriction périphérique, une vaso-dilatation générale, une chute de la pression sanguine et un abaissement de la température, c'est-à-dire un état qui n’est pas sans analogie avec le shock.
Quénu et Delbet ont pensé que l'intoxication chimique, qu'ils pensent être la cause du shock, a son origine dans les foyers étendus de contusion, d’attrition et de nécrose musculaires au niveau des plaies de guerre.
Pour appuyer sur des bases de quelque solidité cette Opinion, ces auteurs donnent des arguments que l’on peut ranger en deux groupes :
1° Arguments d'ordre clinique ;
2?’ Arguments d'ordre expérimental.
1° ARGUMENTS D'ORDRE CLINIQUE. — a) Le «shock retardé » s'observe principalement dans les plaies contuses qui affectent de grandes masses musculaires. Il est, en effet, fréquent dans les plaies des fesses, de la cuisse,