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Grünstein jusqu'au thalamus et à la région sous-optique. D'après Wilson, au contraire, les fibres venues du putamen s'arrêtent toutes dans le globus pallidus. ;
Dans l'ensemble donc, le noyau caudé et le putamen n’émettent que des fibres d’association courtes qui les unissent au seul globus pallidus. )
Celui-ci, formé de grandes cellules pyramidales à fibres longues, est réuni par elles aux noyaux gris. Ces fibres se groupent pour constituer le système de l’anse, i’anse lenticulaire sous-tend' la capsule interne et aboutit à la partie antérieure et interne du thalamus, l’anse pédonculaire aboutit au noyau rouge, peut-être au corps de Luys et même au locus niger, pour quelques-unes de ses fibres.
A ces fibres longues venues du globus pallidus se joignent, peut-être, quelques fibres venues du noyau caudé et du putamen qui relieraient directement le néostriatum au thalamus et à la région sous-thalamique. Néanmoins, la seule notion ferme que l’on puisse avoir actuellement, est que le putamen et le noyau caudé sont reliés au globus pallidus et par son intermédiaire seulement au thalamus, aux noyaux gris de la région sous-thalamique, à la voie extra-pyramidale, et par ce second relai au cortex et au cervelet.
Telles sont les notions anatomiques encore incomplètes que lon possède actuellement sur le corps strié, sur ses connexions, ses voies afférentes et efférentes.
De même la physiologie du corps strié est encore pleine d’incertitudes, d'autant que les recherches expérimentales sont rares, difficiles et peu concluantes.
Cependant les auteurs qui se sont occupés de cette ques-
tion arrivent tous à une conclusion à pen près identique : le corps strié joue un rôle important dans le contrôle et la régulation des mouvements automatiques, et associés. Ses altérations ont des rapports importants avec les mouvements involontaires tels que la chorée, l’athétose d’une part et le tremblement, la contracture et la rigidité d’autre part.
Déja en 1895, Anton établissait qu'un rapport existe entre la chorée et les lésions dû segment externe Au noyau lenticulaire, et il attribuait au noyau lenticulaire, au putamen en particulier, un rôle de coordination et @inhibition. %
Malone distingue les deux parties constituantes du noyau leuticulaire et fait du globus pallidus le groupe moteur, du putamen le groupe sensoriel, et pour Anton d’une part, pour O. et C. Vogt de l’autre, le corps strié est un organe sensitivo-moteur ayant certaines fonctions de coordination et d’inhibition. Les lésions destructives de ces noyaux entraînent des mouvements choréo-athétosiques avec contracture spasmodique sans qu’une lésion de la voie pyrami- -dale soit nécessaire pour expliquer cette contracture. Suivant la gravité et l'étendue des lésions apparaissent la chorée, l’athétose, la rigidité et la dysarthrie.
J. Ramsay Hunt ajoute « quoique les lésions d’une autre partie du système nerveux central telle que thalamus, cortex, pédoncules cérébelleux puissent produire la chorée et l’athétose, on ne peut nier que la plus grande importance revient dans la production de.ces troubles au néostriatum. Du reste, nous l’avens vu, le néostriatum est en rapport
indirect, il est vrai, tant avec le thalamus qu'avec le
: — 64 — noyau rouge, et par [à même avec la voie extra-pyramidale. On peut donc admettre qu'une lésion atteignant ces voies d'association diminue ou supprime l’action inhibitrice du noyau lenticulaire ».
Ainsi de nombreux auteurs, comme Añton, Gowers, Malone, Alzheimer, O. et C. Vogt, Marie et Lhermitte ont montré que des lésions du noyau caudé et du putamen, associées ou non, à des lésions du cortex, du faisceau pyramidal, du thalamus, du cervelet s'accompagnent de mouvements chôréiques. :
L'observation que nous rapportons d’un cas de chorée aiguë mortelle, révèle l'existence de grosses lésions vaseulaires et périvasculaires portant presque exclusivement sur le putamen, le noyau caudé et Île thalamus, atteignant accessoirement la capsule interne et le champ sous-thalamique de-Forel. Il nous semble, par là même, que cette observation anatomo-clinique vient à l’appui des théories précédentes et souligne encore le rapport existant entre les lésions du néostriatum et la chorée, puisque dans notre cas, sans forcer les faits, on peut conclure que cette chorée aiguë avait pour substratum anatomique une lésion des noyaux gris centraux prédominant au putamen et au noyau caudé, avec intégrité presque absolue du globus pallidus,.
Peut-être même pourrions-nous rapprocher ces faits de ceux que rapporte Ramsay Hunt ; dans la paralysie agitante juvénile, cet auteur signale comme lésions essentielles des altérations des cellules du globus pallidus et il en fait dépendre la rigidité musculaire er le tremblement parkinsonien. Dans notre cas il n’y avait ni rigidité ni tremblement
et le globus pallidus était pour ainsi dire intact-
De sorte que, si l’on voulait aborder les hypothèses, on pourrait peut-être dissocier au point de vue physiologique, comme au point de vue anatomique, les syndromes striés,et rattacher la rigidité, la perte des mouvements automatiques le tremblement parkinsonien aux lésions du globus pallidus et du locus niger, et les mouvements choréo-athétosiques aux lésions du putamen et du noyau caudé. Et le fait que nous avons observé et analysé viendrait à l'appui d’une telle hypothèse.
Mais d’un cas isolé, nous nous garderons de tirer des conclusions aussi générales et nous nous contenterons de rappeler le caractère intlammatoire des lésions vasculaires dans ce cas de chorée aizuë mortelle et la localisation de ces lésions, strictement limitées, aux noyaux gris centraux où elles ont frappé d’une façon élective le putamen et de façon plus discrète le noyau caudé, la couche optique, et le
champ sous-thalamique de Forel.
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