‹ Contribution à l'étude du Symptôme Douleur provoquée et particulièrement du Signe de Rovsing dans le diagnostic de l'appendiciteChapitre 14 sur 32 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les différentes facons de provoquer la douleur dans l’appendieite

On peut, dans l’appendicite, provoquer la douleur caractéristique, de plusieurs façons. Celle qui vient naturellement à l'esprit consiste à palper la fosse iliaque droite dans la région iléocœcale, siège de la douleur spontanée, et à rechercher le point le plus douloureux.

À — DOULEUR PROVOQUÉE PAR LA PRESSION DIRECTE - DE LA FOSSE ILIAQUE DROITE.

Sa recherche est d’une grande valeur dans le diagnostic des appendicites aiguës, mais elle est délicate et demande de la diplomatie surtout chez les enfants et les malades nerveux ou pusillanimes. Il faut procéder avec douceur en commençant l'exploration loin de l'endroit supposé le plus douloureux. W faut effleurer d’abord la peau : ce n’est qu'après avoir pris contact et longtemps glissé qu’il sera possible et utile d'appuyer. En effet dans les cas aigus il y a de l’hyperesthésie cutanée et de la défense musculaire dans la région de la fosse iliaque droite et une palpation brutale empêcherait de localiser la douleur. Au cours de l’appendicite chronique ou subaiguë il n’y a ni hyperesthésie cutanée ni défense de la paroi et fa recherche des points douioureux est

Rite

beaucoup plus facile. Par contre la réaction sera parfois si atténuée que la pression aura la plus grande peine à réveiller de la douleur et à en faire spécifier au malade le siège exact.

En matière d’appendicite le diagnostic qui exige le maximum de perspicacité et de décision est celui des accidents aigus à leur début. Il est essentiel de ie poser dans les quarante-huit premières heures, afin de pratiquer, si possible, l'opération précoce recommandée aujourd’hui par la plupart des chirurgiens.

Dans les cas ne s’accompagnant pas de défense musculaire, le Professeur Sabrazès recommande la palpation par le procédé du pouce. Le pouce étant en extension, déprime la paroi et cherche à comprimer l’appendice sur la fosse iliaque interne pour provoquer la douleur. | :

Point de Mac Burney.

Dès le début de l'ère appendiculaire, les médecins ont cherché à déterminer exactement le siège de la plus grande douleur à la pression. Le 21 décembre 1889, le chirurgien américain Charles Mac Burney publia dans le New-York Medical Journal un article très documenté sur ia symptomatologie de l’appendicite et ses indications opératoires. Cet article marque une date importante dans l’histoire de l’appendicite. Voici ce que Mac Burney écrivait concernant le symptôme douleur provoquée

« La localisation de la plus grande douleur à la pression m'a ‘> paru ordinairement une question d'importance. Quelle que soit » la position de l’appendice sain, comme on le trouve à l’amphi- » théâtre de dissection — et je sais parfaitement que sa position, » s’il n’est pas enflammé, est.très variable — j'ai trouvé dans > toutes mes ‘opérations qu'il est situé, épaissi, raccourci ou » adhérent très près de son point d'implantation sur le cœæcum. » Celui-ci, par conséquent, doit au début de la maladie, déter- » miner le siège de la plus grande douleur à la pression. Et je » pense que dans chaque cas, le siège de la plus grartde douleur »"déterminée par ia pression avec un doigt, était situé exacte- » ment à un pouce et demi ou deux pouces de l’épine iliaque » anféro-supérieure sur une ligne droite menée de cette épine à

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