‹ Contribution à l'étude du Symptôme Douleur provoquée et particulièrement du Signe de Rovsing dans le diagnostic de l'appendiciteChapitre 22 sur 32 · SAS A RS · texte numérisé non relu

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appendicite et où l’opération montra une cholécystite calculeuse. A ces réserves il faut joindre les critiques d'A. Hoffmann (de Carlsruhe) dans le même journal; en 1908 il a recherché le signe de Rovsing dans 34 cas dont 18 de pérityphlite. Dans ces 18 cas il le trouva 3 fois. Dans 13 cas de pérityphlite, pelvipéritonite, salpingite, il le trouva également 3 fois. Hoffmann déclare que ce symptôme manque lorsque le péritoine n’est pas enflammé et que son inconstance est plus grande que celle du point de Mac Burney qu'il a recherché parallèlement.

Au Congrès de chirurgie de 1911, Girard, de Genève, disait : « On a contesté toute importance au signe de Rovsing. Il est évident que ce signe ne peut être obtenu quand le côlon ne renferme que peu de gaz. »

Dans la Presse médicale du 4 juin 1910, Lardennois estime que le signe de Rovsing appartient en propre à la ptose cœcale et ce n’est qu'indirectement que la distension du cœcum peut provoquer une douleur au niveau de l’appendice malade en le mobilisant.

Mais dans les cas où l’on soupçonne la ptose cœcale, Lardennois conseille de faire la contre-épreuve : Si la pression de haut en bas vers ie cœcum est douloureuse, essayer de refouler de bas en haut ie contenu du cœcum prolabé vers le côlon sans violence, en s’y reprenant à plusieurs fois la douleur disparaît. C’est l'application de la méthode de Glénard dans la ptose viscérale en général.

Bérard ‘et Vignard, les classiques, mentionnent le signe de Rovsing et lui accordent une certaine valeur clinique.

Dans sa thèse de Bordeaux de 1914, Belvèze a fait une critique assez serrée du signe dont nous parlons :

« L'importance qui s'attache à ce signe est très discutable car il se montre tout à fait inconstant. En effet plusieurs facteurs, nous semble-t-il, interviennent pour atténuer considérablement sa valeur, à savoir :

1° L'absence ou ja présence en quantité insuffisante de gaz dans l'abdomen.

2° Une constipation plus ou moins intense, qui, accumulant

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